Un homme percute en voiture un fourgon de gendarmerie sur les Champs-Élysées, pas de blessé

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PARIS - Près de deux semaines après l'attaque à Notre-Dame de Paris, un homme a percuté lundi 19 juin volontairement avec sa voiture un fourgon de la gendarmerie sur les Champs-Elysées, sans faire de blessé, à quelques centaines de mètres de l'endroit où un policier avait été tué par un jihadiste il y a deux mois.

"Il semble que ce soit une démarche volontaire de la part de l'individu", a indiqué Pierre-Henry Brandet, le porte-parole du ministère de l'Intérieur, présent sur place. Le ministre Gérard Collomb a expliqué quelques minutes plus tard que le conducteur était décédé.

"Une nouvelle fois, les forces de sécurité en France ont été visées", a-t-il rappelé. Il a également précisé que la voiture "contenait un certain nombre d'armes, d'explosifs permettant éventuellement de pouvoir faire sauter cette voiture". Des bonbonnes de gaz, une kalachnikov et des armes de poing ont été trouvées dans la voiture de l'assaillant, a-t-on appris de sources policières. Selon les informations d'Europe 1 et BFMTV, le propriétaire de la voiture, âgé de 31 ans, faisait l'objet d'une fiche S.

"Jet de flamme"

Selon un journaliste de Libération, présent sur les lieux, l'habitacle de la voiture en question se serait "embrasé." "Des gendarmes sortent des véhicules. Et là, je vois une implosion dans l'habitacle du véhicule à l'arrêt, avec un jet de flamme qui sort. Les gendarmes se précipitent dans leur camion pour prendre des outils et cassent les vitres de la voiture. Un motard les aide. Ils arrivent à ouvrir la voiture, qui est toujours en feu. Ils sortent un homme et ils le tirent jusqu'au sol pendant que d'autres utilisent des extincteurs", explique Eric Favereau au site du journal.

Une version qui semble être confirmée par cette vidéo, publiée par un internaute, montrant beaucoup de fumée s'échapper du véhicule.

"A priori, il s'agit d'un acte volontaire", a indiqué une source proche du dossier, confirmant une source policière. "À terre, l'homme est actuellement inconscient" et son véhicule est en feu, ont indiqué des sources policières. Une arme a été retrouvée sur lui. La section antiterroriste du parquet de Paris ouvre une enquête.

De nombreux témoins publient sur les réseaux sociaux des images montrant un important dispositif de forces de l'ordre présent sur l'avenue parisienne, dans le 8e arrondissement.

Il pourrait s'agir du deuxième attentat depuis l'élection d'Emmanuel Macron à l'Elysée. Une fois encore, les forces de l'ordre semblent avoir été visées, dans un lieu emblème de la capitale française.

Déjà une attaque sur les Champs en avril

Le 20 avril, les Champs-Elysées avaient déjà été le théâtre d'un attentat lorsque Karim Cheurfi avait tué par balles un policier et en avait blessé deux autres, avant d'être abattu. Un message manuscrit "défendant la cause de Daech" avait été retrouvé sur un papier près de son corps, l'attaque avait été immédiatement revendiquée par le groupe Etat islamique.

Le 6 juin, Farid Ikken avait lui attaqué un membre d'une patrouille de police sur le parvis de Notre-Dame de Paris, en plein coeur du Paris touristique, et s'était revendiqué "soldat du califat", un terme utilisé pour désigner le califat autoproclamé en juin 2014 du groupe jihadiste EI, selon une source proche de l'enquête. Le policier agressé avait été légèrement blessé au cou.

L'homme, qui était également muni de deux couteaux de cuisine, avait crié "c'est pour la Syrie" au moment où il frappait le policier, avait déclaré le ministre français de l'Intérieur Gérard Collomb, sans doute en référence à la coalition militaire internationale à laquelle participe la France pour éradiquer l'EI en Irak et Syrie.

Depuis janvier 2015, la France a basculé dans l'ère de la violence jihadiste, avec une vague d'attentats qui a fait au total 239 morts, les dernières visant tout particulièrement les forces de l'ordre.

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