L'ancien militant Driss Benzekri donnera son nom à l'Institut national de formation aux droits de l'Homme

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DRISS BENZEKRI
Driss Benzekhri donnera son nom à l'Institut national de formation aux droits de l'Homme | Fondation Driss Benzekri
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DROITS DE L'HOMME - L’Institut national de formation aux droits de l’Homme (INFDH) sera baptisé du nom de Driss Benzekri, en hommage à ce militant mort en 2007 qui a marqué l’histoire des droits de l’Homme au Maroc.

Selon un communiqué du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH), la cérémonie marquant l’attribution du nom de Driss Benzekri à l’INFDH sera organisée le 5 juillet à Rabat, en présence de responsables du CNDH, de nombreuses personnalités du monde politique, académique et associatif, des membres du corps diplomatique et des institutions de coopération internationale et la famille, les proches et les amis du défunt.

Parallèlement à cette cérémonie, l’INFDH organise, le 6 juillet prochain, une journée portes ouvertes pour mettre en avant cet institut.

Né en 1950, l'ancien opposant politique Driss Benzekri avait été emprisonné en 1974 jusqu'en 1991. Membre fondateur du Forum marocain pour la vérité et la justice (FMVJ), puis secrétaire général du Conseil consultatif des droits de l’Homme (CCDH), Driss Benzekri a été nommé président de l’Instance équité et réconciliation (IER), chargée de faire la lumière sur les violations des droits de l’Homme perpétrées au Maroc entre 1956 et 1999.

À l’issue des travaux de l’IER, dont le rapport final a été officiellement présenté au roi Mohammed VI en janvier 2006, il a été nommé président du CCDH, auquel a été confié le suivi de la mise en œuvre des recommandations. Il est décédé le 20 mai 2007 et a été enterré dans son village natal d’Aït Ouahi, dans la province de Khémisset.

L’INFDH a été créé par le CNDH en 2015 pour le renforcement des capacités des acteurs concernés par la promotion et la protection des droits de l’Homme. Depuis sa création, plus de 80 sessions de formation y ont été organisées pour près de 2.000 bénéficiaires (dont de nombreuses institutions nationales des droits de l’Homme de la région MENA).

Ces formations ont notamment porté sur le système international des droits de l’Homme, le mécanisme national de prévention de la torture, les droits de l’enfant, le handicap, le genre, les migrations, l’observation des élections, la justice climatique, les discriminations, la démocratie participative, la responsabilité sociale des entreprises et le droit à un procès équitable.

Aux côtés de partenaires marocains (ministères, parlement, DGPAR, associations, barreaux), plusieurs formations ont été mises en place grâce à des partenariats avec des agences onusiennes (UNICEF, UNESCO, HCR, OIM…), la délégation de l’Union européenne et des fondations et ONG internationales.

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