Législatives françaises: au second tour, la vague Macron en reflux, la majorité absolue reste acquise

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FRENCH ELECTIONS
French President Emmanuel Macron (L) attends a ceremony marking the 77th anniversary of late French General Charles de Gaulle's resistance call of June 18, 1940, at the Mont Valerien memorial in Suresnes, near Paris, France, June 18, 2017. REUTERS/Bertrand Guay/Pool | POOL New / Reuters
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A contre-courant. A l'issue de ces élections législatives, Emmanuel Macron disposera bien d'une majorité absolue pour gouverner pendant cinq ans mais probablement moins large que ce que les projections lui ont un temps laissé espérer.

Selon les estimations d'Ipsos Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France, LCP, RFI et France24, La République En Marche et le Modem disposeraient de 352 sièges à l'issue du second tour, soit beaucoup plus que les 289 exigés pour gouverner sans partage. S'il se confirme, ce résultat parfaitement satisfaisant pour le chef de l'Etat pourrait être vécu comme une déception. Car les résultats du premier tour et les sondages d'entre deux tours prédisaient jusqu'à 470 députés pour la majorité présidentielle.

D'autres projections confirment malgré tout une très large avance pour le camp présidentiel: l'alliance LREM/Modem obtiendraient entre 355 à 425 sièges selon les projections de trois instituts de sondage.

Les autres partis limitent l'ampleur de la débâcle

Toujours selon les projections d'Ipsos, les autres partis sont laminés mais moins que ce qu'ils pouvaient craindre. Premier groupe d'opposition, Les Républicains et l'UDI limiteraient la casse avec 128 députés, ce qui demeure son pire résultat aux élections législatives. Tout en reconnaissant sa défaite, le chef de file des Républicains François Baroin a salué un groupe LR "suffisamment important pour faire valoir les convictions" de son camp.

Le PS et ses alliés vont mal avec 50 députés, ce qui reste moins grave que les 25 que les sondages leur prédisaient. "La défaite de la gauche est incontournable. La déroute du Parti socialiste, sans appel", a twitté le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, lui-même éliminé au premier tour à Paris, avant d'annoncer son retrait de la direction du parti.

Le résultat pourrait en revanche être très positif pour la France Insoumise et le PCF qui disposeraient de 30 députés. Déception pour le Front national en revanche qui ne serait pas en mesure de constituer un groupe parlementaire avec 8 élus.

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