Selon son président, "l'ARAV ne possède pas de cadre adéquat pour pouvoir réagir ou interdire des programmes"

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Photo d'écrans de contrôle prise dans une régie d'un studio d'Euro Média Group le 22 novembre 2010 à la PLaine Saint-Denis. Le premier prestataire technique européen pour l'industrie audiovisuelle et le cinéma Euro Media Group, fondé dans les années 1980 par des passionnés de télévision, veut s'introduire en Bourse pour poursuivre sur sa lancée. Prévue avant la fin de l'année, l'opération sera l'occasion de lever 50 millions d'euros via une augment | ERIC PIERMONT via Getty Images
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"L'ARAV ne possède pas de cadre adéquat pour pouvoir réagir ou interdire des programmes, a déclaré "Zouaoui Benhamadi, président de l'Autorité de régulation de l'audiovisuel lors d'une interview accordée au quotidien d'Oran.

Cette impuissance, s'explique, selon lui, par l'absence d'une décision gouvernementale pour la configuration de l'espace audiovisuel national. Conscient des différentes accusations portées à l'encontre de l'ARAV, M. Benhamadi reconnaît certains manquements mais refuse d'endosser une responsabilité totale. "Sur la base de quoi l'ARAV peut-elle alors travailler ? Ce n'est pas l'ARAV qui a ouvert ces chaînes. Il n'appartient pas à l'ARAV de réagir à quoi que ce soit dans le domaine audiovisuel privé."

Même en cas de dérive, avoue-t-il, l'ARAV ne peut sanctionner directement les chaînes concernées puisqu'elles n'ont pas signé de cahier des charges. Pour Zouaoui Benhamadi, ces chaînes ne sont ni algériennes, ni légales. Seule la justice peut donc agir pour le moment.

Le président de l'ARAV, considère, dans ce sillage, que le véritable rôle de l'autorité de régulation est d'accompagner ces chaînes plutôt que de les fermer. "Nous devons être là pour accompagner et pour qu'il y ait davantage, chaque jour, plus d'expression, plus de liberté".

La solution aujourd'hui ? Selon Zouaoui Benhamadi, il faudrait s'adapter régulièrement aux évolutions que connaît le domaine audiovisuel dans le monde. Leur adaptation permet et facilite l'accompagnement du progrès pour savoir comment interagir avec le développement technologique.

Malgré les différentes polémiques, Zouaoui Benmahadi tient, quand même, "à voir le bon côté de ces chaînes. Il considère qu'elles n'ont pas que du mauvais et "que ce qui a été fait jusqu'à maintenant n'est pas totalement négatif et quel que soit leur valeur, elles font des choses utiles".

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