Selon I Watch, il existe un lien entre un dirigeant d'Ennahdha et les fraudes au baccalauréat

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MARTIN BUREAU via Getty Images
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L'organisation de lutte contre la corruption I Watch a publié, le 14 juin, un communiqué mettant en cause l'homme d'affaires et dirigeant d'Ennahdha Hatem Boulabiar et le ministère de l'Education dans les fraudes qui ont entaché l'examen national du baccalauréat cette année.

"Contrairement aux déclarations des responsables du ministère de l'Education, expliquant la fraude à l'examen du bac à des cas isolés, et la fermeture de certains des appareils de brouillage des signaux, I Watch a découvert que la vraie lacune réside dans une transaction entre le ministère de l'Education et un membre du Conseil de la Choura d'Ennahdha, PDG de l'entreprise GET WIRELESS/GET SERVICE pour l'achat des appareils de brouillage des signaux, destinés à contrer les fraudes via les smartphones à l'examen du bac" indique l'ONG.

L'entreprise de Hatem Boulabiar, gagnante de l'appel d'offre public pour l'obtention de ces appareils de brouillage de signaux, aurait bénéficié des faveurs de l'Etat malgré les examens techniques effectués sur ces appareils, importés de Chine, qui auraient conclu qu'ils n'auraient pas été conformes aux normes et présenteraient des défaillances qui les rendraient inefficaces indique l'ONG.

Accusé de népotisme en faveur d'un responsable d'un parti, membre de la coalition au pourvoir, le ministère de l'Education n'aurait pas tenu compte de l'avis défavorable du comité de suivi et de contrôle des marchés publics et n'aurait pas attendu l'avis du centre des études et des recherches en télécommunication, comme c'est l'usage.

La défaillance des appareils de brouillage de Hatem Boulabiar a été confirmé, selon I Watch, par la déclaration de Slim Khalbous, ministre de l'Éducation par intérim, qui a reconnu les problèmes techniques des appareils de brouillage des signaux lors de l'examen du baccalauréat, ce qui a facilité la fraude.

Contacté par le HuffPost Tunisie, le porte-parole du parti Ennahdha Imed Khémiri n'était pas joignable.

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