Protestation à Al Hoceima: la DGSN veut "clarifier les faits"

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HOCEIMA
Youssef Boudlal / Reuters
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SÉCURITÉ NATIONALE - Face aux critiques dont font l’objet les interventions policières au cours des protestations à Al Hoceima, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) répond.

Dans un communiqué publié par celle-ci et relayé par la MAP, la DGSN reconnaît que "certaines protestations ont connu une escalade dangereuse ayant attenté à la sûreté et l’ordre publiques lorsqu’elles se sont transformées en rassemblements violents". Elle précise également qu'au cours de ces derniers jours, "plusieurs personnes ont fait usage d’armes blanches, de cocktails Molotov, outre des jets de pierres blessant à différents degrés 298 policiers, dont des fractures au niveau des côtes et du crâne, des asphyxies et des brûlures".

La DGSN ajoute que "ces blessures ont nécessité un arrêt temporaire de travail allant de 15 à 104 jours à l’exception des cas de deux policiers victimes de plusieurs fractures au niveau de la tête qui subissent jusqu’à présent un suivi médical minutieux à l’hôpital Cheikh Zayed de Rabat".

La DGSN précise, par ailleurs, que "ces actes de violence ont touché également les biens publics qui ont subi de graves dégâts estimés à 14,126 millions de dirhams, à travers notamment la détérioration et la destruction de 276 véhicules de transport de la sûreté nationale, de 1260 unités de protection (casques, boucliers et gilets), de 24 barrières et de 3.885 accessoires d’uniformes".

Au moyen de ce communiqué, la DGSN dit vouloir clarifier les faits, assurant que "les éléments de la force publique poursuivront les mesures de protection de la sûreté et de l’ordre publiques, avec tout ce que cela implique comme maîtrise de soi et de retenue face aux provocations, d’une part, et de plein respect des textes de loi et des procédures administratives en vigueur, d’autre part".

La DGSN rappelle que les opérations et interventions menées par les forces publiques visent "à préserver la sûreté et l’ordre publiques dans la ville d’Al Hoceima et les zones urbaines qui relèvent de son territoire, depuis le 28 octobre 2016".

Et préciser de que le but reste de "veiller à gérer les protestations de manière à préserver la sûreté et l’ordre publiques d’une part, et la prévention sans enregistrer aucune menace à la sécurité des citoyens d’autre part". Toutes les mesures requises pour garantir les droits et libertés individuelles et collectives sont donc prises dans cette finalité, réitère la DGSN.

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