Donald Trump Jr. voulait défendre son père face aux déclarations de l'ex-chef du FBI... mais le contredit directement

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capture écran/Fox news
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ÉTATS-UNIS - Le président américain était tenu au silence pendant l'audition de James Comey, l'ex-directeur du FBI renvoyé le 9 mai, mais son fils aîné non.

Donald Trump Junior n'a pas hésité à monter au créneau pour défendre son père alors que des millions d'Américains étaient devant leur télévision à regarder James Comey assurer que Trump lui avait demandé de laisser tomber l'enquête sur les liens entre la Russie et l'un de ses anciens conseillers.

Âgé de 39 ans et père de cinq enfants, Donald Jr avait dégainé des dizaines de tweets, fustigeant les médias et soulignant tout ce qui pouvait exonérer son géniteur, avec la patte inimitable du fils qui s'est déjà fait taper sur les doigts.

"Connaissant mon père depuis 39 ans, quand il vous ordonne ou qu'il vous dit de faire quelque chose, il n'y a pas d'ambiguïté, on sait exactement ce que ça veut dire", a-t-il notamment tweeté, alors que Comey disait avoir "interprété" les paroles de Donald Trump comme une "instruction" de mettre fin à l'enquête sur la collusion de son entourage avec la Russie.

Donald Jr. en a remis une couche lors d'une interview ce samedi soir sur Fox News. "Quand mon père vous dit de faire quelque chose, devinez quoi? Il n'y a aucune ambigüité. Il a dit à Comey: 'Hey, vous et moi sommes amis, j'espère que (l'enquête sur Michael Flynn s'arrêtera) mais vous devez faire votre travail".

Problème, la ligne de défense du président américain est de nier avoir demandé quoique ce soit à Comey. Selon son avocat, Donald Trump "n'a jamais ordonné ou suggéré à James Comey, de quelque manière que ce soit, de mettre un terme à une enquête".

La déclaration du fils aîné Trump a donc vient donc finalement donner encore plus de poids au témoignage sous serment de James Comey et aux accusations de vouloir faire dérailler l'enquête concernant l'ancien conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, personnage central du dossier sur les liens entre l'élection et la Russie.

Ce qui apparaît au mieux comme un mauvais calcul politique, et qui pourrait au pire constituer une obstruction pénale.

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