Démantèlement d'un réseau franco-tunisien d'escroquerie à la carte bancaire

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A shopper pays with his credit card in a supermarket in Nice southern France, February 25, 2008 as the country's National Consumer's Institute (INC) reported a raise of food prices between the end of November 2007 and early January 2008. The INC reports that the price of spaghetti increased from between 31% and 45%, yoghurts increased from between 17% and 40% and ham 10% and 44%. REUTERS/Eric Gaillard (FRANCE) | Eric Gaillard / Reuters
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Un réseau franco-tunisien d'escroquerie à la carte bancaire, à partir d'une faille de sécurité sur des plateformes de paiement en ligne, a été démantelé, a-t-on appris samedi de source policière, confirmant une information du Progrès.

L'enquête de la PJ de Saint-Étienne, qui a débuté en décembre 2015, a abouti à une dizaine d'interpellations jusqu'à la fin 2016, dans le cadre d'une enquête confiée à une juge d'instruction stéphanoise.

La moitié des personnes mises en cause a été écrouée, les autres ont été remises en liberté sous contrôle judiciaire.

Plusieurs dizaines d'acheteurs en ligne ont été victimes du vol de leurs données bancaires, avec la complicité d'employés indélicats de plateformes de paiement off-shore, situées dans la région de Tunis, précise-t-on de même source.

Ces données, prises sur listings ou photographiées sur des écrans d'ordinateurs à l'aide de smartphones, étaient revendues aux membres du réseau installés en France qui les utilisaient pour des achats en ligne.

En France, les participants à ce trafic étaient basés principalement à Saint-Étienne, Lyon et Autun (Saône-et-Loire).

Le montant de l'escroquerie est évalué à 300.000 euros, principalement au détriment du GIE Cartes Bancaires (CB), mais environ la moitié des objets acquis illégalement a été retrouvée au domicile des escrocs présumés. Leurs cibles étaient les sites de vente en ligne d'enseignes telles qu'Alinéa, Alice's Garden ou Hendrick Music.

Ce cas de vol de données bancaires sur des plateformes de paiement en vue d'une utilisation frauduleuse n'est pas une première en Tunisie. Le risque est bien moindre en France où les protocoles de sécurité mis en oeuvre sont plus élaborés", a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête.

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