La réponse parfaite de J.K Rowling aux attaques sexistes contre Theresa May

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JK ROWLING
AFP
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INTERNATIONAL - Les élections législatives en Grande-Bretagne a ravivé bien des tensions. Au lendemain de la mince victoire des conservateurs, l'auteur J.K. Rowling a utilisé son compte Twitter pour condamner des propos sexistes sur la première ministre Theresa May.

Sans mâcher ses mots, dans une série de 14 tweets, Rowling a exprimé son dégoût face aux hommes qui se disent "libéraux" mais qui trop souvent, selon l'auteur, s'empressent de dénigrer les femmes avec qui ils ont des désaccords. La créatrice de Harry Potter a expliqué avoir cessé de suivre un homme sur Twitter qu'elle croyait "intelligent et drôle" parce qu'il a traité May de "pute".

Elle fustige l'utilisateur, dont elle se garde de révéler l'identité, allant jusqu'à le comparer aux "trolls" qui patrouillent les réseaux sociaux sous le mème Internet Pepe the Frog.

Je viens de cesser de suivre un homme que je croyais intelligent et drôle parce qu'il a traité Theresa May de pute.

Si tu ne peux pas être en désaccord avec une femme sans chercher toutes ces sales vieilles insultes, vas te faire foutre, toi et tes opinions politiques.

J'en ai assez de ces hommes "libéraux" qui laissent tomber les masques à chaque fois qu'une femme leur déplaît, et qui vont immédiatement chercher des mots crus et humiliants.

associés à la féminité, agissent comme des misogynes d'antan, puis se pavanent comme s'ils étaient braves.

Quand tu fais ça, M. le Gars Cool Libéral, tu t'allies, volontairement ou pas, aux hommes qui envoient aux femmes des images pornographiques violentes

et des menaces de viol, qui essaient par tous les moyens possibles d'intimider les femmes et les empêcher de se lancer en politique et d'être dans l'espace public, à la fois réel et virtuel.

"Pétasse", "pute" et, naturellement, viol. On est trop laides pour se faire violer, ou on a besoin de se faire violer, ou on a besoin de se faire violer et tuer.

Chaque femme que je connais qui a eu l'audace d'exprimer une opinion publiquement a enduré ce genre d'abus au moins une fois,

ancré dans une apparente volonté de l'humilier ou l'intimider sur la base qu'elle est une femme.

Si tu veux savoir à quel point ça devient encore plus grossier si tu te trouves à être noire ou gaie, demandes à Diane Abbott ou Ruth Davidson (deux politiciennes britanniques).

Peu m'importe que nous parlions de Theresa May ou Nicola Sturgeon ou Kate Hooey ou Yvette Cooper ou Hillary Clinton:

la féminité n'est pas un défaut de conception. Si ta réponse immédiate à une femme qui te déplaît

est de la traiter d'un synonyme pour sa vulve, ou de la comparer à une prostituée, alors laisse tomber tout prétexte et assume le: tu n'est pas libéral.

Tu n'est qu'à quelques pas du gars qui se cache derrière le dessin de la grenouille.

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