Tunisie-Prostituées, travailleurs mineurs ou Africains..."Des humains, pas des esclaves", clame la société civile (VIDÉO)

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Aides ménagère mineures, des immigrés africains travaillant dans des conditions lamentables et sous-payés, la prostitution forcée...ce sont les quelques formes d'esclavagisme moderne dénoncées par Avocats Sans Frontières en Tunisie (ASF), le Forum Tunisien pour les Droits Economiques et Sociaux (FTDES) et l'Institut international action non-violente (Novact) via une vidéo (ci-dessous) dans le cadre de la campagne de lutte contre la traite des êtres humains #3bed_mouch_3abid (Des humains, pas des esclaves)-Brisons le tabou de la traite des personnes, qui aura lieu le 9 et 12 juin.

Face aux histoires de Manel, Kayta, Morjena et Hamma illustrées dans la vidéo et de tant d’autres, le public sera convié à apporter une réponse. La campagne est en effet "une expérience interactive inédite qui fait appel à la technologie holographique. Le public sera, à cette occasion, confronté aux 'victimes de la traite' et devra opérer un choix qui déterminera leur destin. En effet, vis à vis de ce phénomène, chacun peut agir pour qu'il continue de sévir ou pour qu'il disparaisse", ont indiqué les organisateurs.

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Le premier événement aura lieu à la place de la victoire (Bab Bhar, centre ville de Tunis) le 09 juin, puis le 10 juin à la place des arts près de la Basilique du Kef, le 11 juin à Bab Bhar à Sousse et le 12 juin à Bab Jebli à Sfax.

À noter qu'une loi a été adoptée en août 2016 contre la traite des personnes afin d'endiguer le fléau. Elle proscrit toute forme d'exploitation, notamment des femmes et des enfants, c'est à dire "le recrutement, le transport, le transfert, le détournement, l'hébergement ou l'accueil (...) par le recours ou la menace de recours à la force".

Une instance contre les trafics d'êtres humains a été également créée, début février. Sa principale mission:"cibler "les réseaux cherchant à exploiter des enfants, des femmes et tous ceux qui sont dans une situation de fragilité, comme les migrants", avait déclaré le ministre de la Justice, Ghazi Jribi.

Le trafic d'êtres humains prend des formes multiples comme la prostitution, les services forcés, l'esclavage, la servitude ou la mendicité, le prélèvement total ou partiel d'organes.

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