Arabie Saoudite: Une activiste saoudienne arrêtée pour avoir bravé l'interdiction de conduire

Publication: Mis à jour:
AMNESTY
AMNESTY
Imprimer

Les autorités saoudiennes ont procédé, le 4 juin, à l'arrestation de l'activiste saoudienne Loujain al-Hathloul à l'aéroport international du roi Fahd à Dammam, a révélé l'organisation Amnesty International, qui condamne cette répression envers les militantes pour les droits des femmes dans le royaume wahhabite.

Amnesty signale qu'elle "n’a pas été autorisée à consulter un avocat, ni à entrer en contact avec sa famille. On ignore toujours la raison précise de son arrestation".

Le chef d'accusation à l'encontre de la jeune femme serait d'avoir bravé l'interdiction de conduire en essayant d'entrer en voiture en Arabie saoudite depuis les Émirats arabes unis le 30 novembre 2014.

"Le harcèlement qu'infligent les autorités saoudiennes à Loujain al Hathloul est absurde et injustifié. Il semble qu'elle soit ciblée une nouvelle fois en raison de son travail pacifique en tant que militante qui défend les droits des femmes constamment entravés dans le royaume(...) Au lieu de tenir sa promesse d'une Arabie saoudite plus tolérante, le gouvernement fait voler en éclats toute idée d'engagement sincère envers l'égalité et les droits fondamentaux", a déploré Samah Hadid, directrice des Campagnes pour le Moyen-Orient à Amnesty International, qui appelle par ailleurs à sa libération immédiate et sans conditions.

Loujain al Hathloul s'est portée candidate aux élections municipales en novembre 2015 où les femmes avaient pour la première fois le droit d’être candidates et de voter à une élection dans leur pays.

LIRE AUSSI:En Arabie Saoudite, une académie pour marier un homme 3 fois (et un 4ème mariage en cadeau!)

Le statut des femmes saoudiennes est constamment objet à débat face à la persistance de discriminations et d'inégalités frappantes à leur égard. À titre d'exemple, outre l'interdiction de conduire, pour pouvoir se rendre à l'étranger, travailler, bénéficier de soins de santé, se marier ou être libérée de prison après avoir purgé sa peine, les Saoudiennes ont besoin de l'autorisation explicite d'un tuteur, qui peut être leur père, leur frère, leur mari et même leur fils, comme l'a démontré un rapport accablant de l'ONG Human Rights Watch (HRW).

LIRE AUSSI:

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.

À lire aussi sur le HuffPost Maghreb

Close
Les Saoudiennes appellent à braver l'interdiction de conduire
sur
Partager
Tweeter
PUBLICITÉ
Partager
fermer
Image affichée

Suggérer une correction