Le parti islamiste radical Hizb Ettahrir à nouveau suspendu un mois pour "incitation à la haine"

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HIZB UTTAHRIR TUNISIA
Tunisian protesters shoot slogans during a demonstration called by the supporters of radical Islamist party Hizb ut-Tahrir to protest against the draft Constitution that they consider 'secular' on January 24, 2014 in Habib Bourguiba Avenue in Tunis. Tunisian lawmakers are to vote on January 25, 2014 adopting a long-delayed new constitution, seen as crucial to getting the democratic transition back on track more than three years after the revolution. AFP PHOTO / FETHI BELAID (Photo cred | FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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La justice tunisienne a suspendu mardi les activités du parti islamiste radical Hizb Ettahrir, notamment pour "incitation à la haine", a dit à l'AFP le porte-parole du Parquet.

"Les activités du parti ont été suspendues pour un mois à partir d'aujourd'hui (mardi)" à la suite d'une demande du chargé du contentieux de l'Etat", a affirmé Sofiène Sliti.

Cette décision a été prise parce que la formation est en contravention avec le décret de 2011 régissant les partis, en raison de son "incitation à la haine et de ses appels à mettre en place un califat", a ajouté M. Sliti.

Contacté par l'AFP, le parti n'était pas joignable dans l'immédiat.

C'est la deuxième fois que les activités du parti sont suspendues à la demande des autorités. En août 2016, la justice avait annulé cette première décision pour "vice de forme".

Cette formation politique, qui prône l'instauration d'un califat en Tunisie, avait vigoureusement protesté et promis de poursuivre ses activités.

Le dernier congrès annuel de Hizb Ettahrir, mouvement régulièrement accusé de troubles à l'ordre public, a été interdit en juin 2016 pour "raisons de sécurité", en vertu de l'état d'urgence en vigueur depuis une série d'attaques jihadistes.

"Il s'agit d'un parti qui ne reconnaît pas le caractère civil de l'Etat", avait notamment fait valoir le ministre de l'Intérieur, Hédi Majdoub.

En janvier 2017, le gouvernement tunisien a saisi la justice militaire pour faire interdire le parti, régulièrement accusé de "troubles à l'ordre public" depuis sa légalisation en 2012. Quelques jours plus tard, Hizb ettahrir défie l'État et tient une conférence de presse pour revenir sur l’actualité nationale et évoquer les oppressions auxquelles il fait face.

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