Pour Mohsen Marzouk, ce qui arrive au Qatar "était prévisible"

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MOHSEN MARZOUK
Yassine Gaidi/Anadolu Agency/Getty Images
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Alors que plusieurs pays continuent de rompre leurs relations diplomatiques avec le Qatar, accusé de soutenir "le terrorisme", les hommes politiques tunisiens commencent à prendre position.

Si Ennahdha et Nidaa tounes, les deux principaux partis ne se sont pas encore officiellement exprimés, le président de Machrou' Tounes Mohsen Marzouk s'est lui positionné.

"Cela était prévisible" a-t-il affirmé sur les ondes de la radio Shems Fm avant d'ajouter qu' "il y a de grands changements qui se préparent dans la région et dans le monde".

Ces changements se situeront selon lui dans "l'étau qui se resserrera contre ce que l'on appelle l'islam politique", mais pas seulement: "Cela concernera également l'Iran et le rôle qu'il joue dans la région".

Quant à la Tunisie, "il faut qu'il y ai une position stratégique claire, celle de refuser de mélanger politique et religion" car "l'usage politique de la religion est la cause principale de l'extrémisme" note Mohsen Marzouk.

Concernant la politique à adopter par la Tunisie, il rappelle que: "S'il s'avère qu'il y ai un conflit entre l'Iran et les pays du Golfe, stratégiquement, la Tunisie a toujours été du côté des pays du Golfe (...) Nous ne voulons pas de mal à l'Iran, mais il y a des États qui doivent continuer à jouer leur rôle au niveau régional".

"La Tunisie en tant qu'État, ainsi que son gouvernement, ne doit pas rentrer dans ce genre d'histoire" conclut-il.

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