L'Iran appelle au "dialogue" entre le Qatar et ses voisins du Golfe

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ROHANI
TEHRAN, IRAN - MAY 22: Iranian President Hassan Rouhani gives a press conference on May 22, 2017 in Tehran, Iran. Responding to criticism of the Islamic Republic from U.S. President Donald Trump, Rouhani said on Monday stability could not be achieved in the Middle East without Tehran's help. (Photo by Majid Saeedi/Getty Images) | Majid Saeedi via Getty Images
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L'Iran a appelé lundi le Qatar et ses voisins du Golfe à "un dialogue franc" pour résoudre leurs différends, après la rupture des relations avec Doha décidée par l'Arabie saoudite et ses alliés.

"La résolution des différends dans les pays de la région, y compris les problèmes actuels entre les trois voisins du Qatar et ce pays, n'est possible que par des moyens politiques et pacifiques et un dialogue franc entre les parties", indique un communiqué de Bahram Ghasemi, porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères.

"L'usage de sanctions dans le monde interdépendant d'aujourd'hui est inefficace, inacceptable et condamnable", a-t-il ajouté.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et Bahreïn ont rompu lundi avec le Qatar et décidé notamment de fermer leur espace aérien et leurs frontières terrestres et maritimes avec cette petite mais très riche monarchie pétrolière et gazière.

L'Iran est "inquiet" par la situation ainsi créée et "demande à tous" de "tirer partie des expériences amères dans la région, d'éviter l'émotion et de s'en remettre à la sagesse afin d'aller vers la paix et la désescalade", a affirmé le porte-parole.

Selon lui, les tensions "ne bénéficient à aucun gouvernement de la région et menacent les intérêts de tous" alors que le Moyen-Orient et le monde "souffrent de l'expansion du terrorisme"

L'Egypte aussi a décidé de mettre fin à ses liens diplomatiques avec le Qatar, qui "insiste à adopter un comportement hostile vis-à-vis" du Caire, selon le ministère égyptien des Affaires étrangères.

Les voisins du Qatar on justifié ces mesures par le "soutien au terrorisme" de Doha, y compris Al-Qaïda, le groupe Etat islamique (EI) et les Frères musulmans, confrérie classée "terroriste" par l'Egypte et des pays du Golfe.

Selon l'Arabie saoudite, Doha soutient aussi "les activités de groupes terroristes soutenus par l'Iran dans la province de Qatif (est)", où se concentre la minorité chiite du royaume saoudien, ainsi qu'à Bahreïn, secoué depuis plusieurs années par des troubles animés par la majorité chiite de ce pays.

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