Ligue des champions: Juventus Turin-Real Madrid, choc de légendes à Cardiff

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BUFFON
Etsuo Hara via Getty Images
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Un doublé de Zidane ou le retour de la Juventus au premier plan ? Cardiff sera en tout cas l'écrin d'un triomphe samedi lors de la finale de la Ligue des champions entre le Real Madrid et la Juventus Turin.

Cardiff est prête. Moins de deux semaines après l'attentat de Manchester, les dernières bouches d'égout ont été scellées, les ultimes barrières de sécurité posées et les principales routes bloquées: place aux vedettes.

Côté Real Madrid, il y aura samedi soir la superstar portugaise Cristiano Ronaldo et l'enfant du pays Gareth Bale, et côté Juventus, le vétéran Gianluigi Buffon et le 'goleador' Gonzalo Higuain. Sous le toit fermé du Millennium Stadium, la pelouse va crépiter de stars.

Mais les regards des plus de 70.000 spectateurs s'attarderont peut-être aussi un peu du côté des bancs de touche, car Zinédine Zidane a l'occasion d'entrer un peu plus encore dans la légende de son sport.

Samedi, le tout jeune technicien du Real Madrid (44 ans), vainqueur la saison dernière de la Ligue des champions, marchera dans les traces d'Arrigo Sacchi, dernier entraîneur à avoir conservé son titre dans la compétition reine de clubs, en 1989 et 1990, avec le grand Milan.

"Je crois que demain, nous avons rendez-vous avec l'histoire et nous-mêmes", assurait vendredi soir le capitaine du Real, Sergio Ramos, en quête d'un troisième sacre en quatre saisons. Un succès et le Real s'adjugera une incroyable douzième coupe aux grandes oreilles, record absolu.

"Nous sommes très fiers, nous apprécions chaque minutes et nous sommes très conscients de l'opportunité historique", renchérit Zidane. "Si vous m'aviez dit que je vivrais ça quand j'étais gamin, je ne vous aurais pas cru. Mais je le vis et j'aime ça. Nous savons que nous vivons quelque chose de fantastique, de spécial".

- 'Etre diabolique' -

Malgré tout, le Français ne se laisse pas gagner par la pression. Calme en tant que joueur, Zidane ne se départit pas de son flegme en tant qu'entraîneur.

"Il n'y a pas de pression" particulière, explique-t-il. "Je crois que nous savons nous nourrir de cette pression, nous vivons avec cette pression constamment".

Sûr de sa force, le Real aborde la finale avec le titre de champion d'Espagne en poche. En face, la "Vieille Dame" a elle aussi de la ressource. Sacrée championne d'Italie pour la sixième fois de suite, elle a été impériale pendant toute sa campagne européenne, n'encaissant que trois buts en douze matches et offrant à chaque confrontation une leçon de défense.

Une victoire validerait à coup sûr sa stratégie de développement, axée sur la Ligue des champions, alors qu'elle ne s'est plus installée sur le toit de l'Europe depuis 1996.

Un triomphe pourrait aussi aider Gianluigi Buffon, gardien de légende, à priver Cristiano Ronaldo, attaquant de légende, d'un cinquième Ballon d'Or.

Pour cela, il faudra être "diabolique", estime Massimiliano Allegri, et "frapper dès que le Real laisse une petite chance". Bref, laisser faire les chatoyants Paulo Dybala et Higuain, brillants toute la saison.

"Jouer une finale de Ligue des champions n'arrive pas à tout le monde, nous l'avons fait deux fois en trois ans et c'est bien, on doit se sentir privilégiés", savoure Allegri. "Mais ce n'est pas assez. On n'est pas venus ici pour visiter Cardiff."

"Je ne crois pas que le match sera fermé", dit Zidane, qui prévoit du spectacle contre "l'une des meilleures +Juve+ de tous les temps".

"Ce sera un match ouvert des deux côtés. Il y a le catenaccio en Italie, mais il n'y a pas que ça à la +Juve+ et je crois que ce sera un match ouvert, pour le bonheur de tous", a encore assuré "Zizou". Avec, quand même, une vingtaine de malheureux à la fin du match.

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