Cancer: l'incroyable découverte belge qui bloque les métastases

Publication: Mis à jour:
PIERRE SONVEAUX
Belgian researcher Pierre Sonveaux stands next to his team member Paolo Porporato (R) of Italy as they examine a readout on a photographic film at the University of Louvain's Institute of Experimental and Clinical Research in Brussels July 31, 2014. According to the institute, the researchers have reached a breakthrough in preventing cancer tumours from spreading. REUTERS/Francois Lenoir (BELGIUM - Tags: HEALTH SOCIETY SCIENCE TECHNOLOGY) | Francois Lenoir / Reuters
Imprimer

Une équipe de chercheurs belge a réussi à comprendre les mécanismes de formation des métastases et comment éviter leur apparition. Les métastases sont responsables de 90 % des 27 000 décès annuels liés au cancer.

Pendant cinq ans, rapporte la RTBF, l'équipe de 17 chercheurs pilotée par le professeur Pierre Sonveaux a tenté de découvrir d'où viennent les métastases et comment prévenir leur apparition.

Les résultats de leur étude publiées dans la prestigieuse revue Cell Reports, valaient manifestement le temps et l'investissement consentis. Les chercheurs ont identifié des composés prometteurs qui pourraient, à l'avenir, empêcher le développement de métastases chez des patients atteints d'une tumeur cancéreuse.

"Nous pouvons être fiers, s'enorgueillit Pierre Sonveaux. Car nous sommes les premiers, au niveau mondial, à avoir identifié une voie qui est responsable des métastases." L'équipe a étudié longuement les cellules cancéreuses et découvert qu'elles produisent un déchet. "C'est le superoxyde. Et nous avons imaginé qu'il était possible d'inactiver le superoxyde afin de bloquer les métastases."

Testé sur des souris

Les résultats des tests effectués sur des souris ont montré qu'une injection quotidienne d'un tel traitement était efficace pour empêcher l'apparition de métastases chez la souris en inhibant le superoxyde. "Dans ces deux cas, nous avons pu bloquer les métastases grâce à un traitement qui inactive le superoxyde.", affirme le responsable de l’équipe de chercheurs.

Un traitement transposable à l'être humain?

La décision de mener des tests cliniques est entre les mains des firmes pharmaceutiques qui possèdent les molécules nécessaires. Car un autre bon point: c'est que ces molécules existent déjà.

"Les composés, qui ont donné des résultats probants lors de nos tests, existaient déjà. Ils appartiennent à des groupes pharmaceutiques, qui les testent actuellement en phase 2 pour traiter la maladie de Parkinson ou l'hépatite C, ajoute Pierre Sonveaux. Nous savons donc que ces molécules ne sont pas toxiques pour l'homme. Cela ouvre la porte à une éventuelle validation relativement rapide d'un traitement préventif qui bloquerait les métastases cancéreuses humaines".

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.