Qui est Mathilde Darras, la candidate de l'UPR pour la 9ème circonscription installée au Maroc? (ENTRETIEN)

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MATHILDE DARRAS
Mathilde Darras est candidate pour l'Union Populaire Républicaine dans la 9ème circonscription. | DR
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POLITIQUE - Au premier tour des élections présidentielles françaises, le parti de l'Union Populaire Républicaine (UPR), représenté par François Asselineau, a obtenu moins de 1% des voix de la part des Français. L'UPR espère donc prendre sa revanche aux élections législatives où il présente plus de candidats que les autres partis. Mathilde Darras, candidate dans la 9ème circonscription des Français de l'étranger, installée au Maroc, nous présente son parcours et son programme et elle nous en dit plus sur les idées de l'UPR.

HuffPost Maroc: Quel est votre point d'attache avec la 9ème circonscription?

Mathilde Darras: Je suis originaire du Nord de la France et diplômée en droit et relations internationales. Pour mes travaux de fin d'études, il y a sept ans, je me suis intéressée à la politique environnementale du Maroc. Et j'y suis restée. Aujourd'hui, je suis entrepreneur, installée depuis six ans à Casablanca. En parallèle, j'ai toujours été une citoyenne engagée. Par exemple, j'ai été directrice exécutive du Centre des Jeunes Dirigeants du Maroc. C'est aussi cela qui a marqué mon parcours politique: j'ai remis l'humain au centre des questions politiques et économiques.

Depuis quand êtes-vous adhérente à l'Union Populaire Républicaine?

Mon adhésion à l'UPR est venue un peu sur le tard. J'ai toujours porté de l'intérêt pour les sujets qui touchent à la mondialisation et l'environnement, entre autres. Je me suis retrouvée dans les idées de l'UPR et je m'y suis engagée, il y a un an. Aujourd'hui, je dirige la cellule régionale qui compte une quarantaine d'adhérents. Je suis très active sur le terrain et très ancrée dans le territoire. C'est pour cela qu'on m'a proposé d'être candidate pour la neuvième circonscription. J'ai accepté parce que je n'ai rien à perdre, mais tout à gagner, et je connais bien cette région. Malheureusement, je n'ai pas pu rencontrer en personne les adhérents du parti dans tous les pays de la circonscription, car nous sommes encore un petit parti qui s'autofinance et nous n'avons pas les moyens des autres gros partis en lice. J'ai pu, toutefois, avoir des appels live avec eux.

En quoi consiste votre programme pour la 9ème circonscription?

Mon programme est axé sur sept points. Comme beaucoup de candidats, un des points les plus importants est l'éducation. Aujourd'hui, la question à se poser est comment font ces Français qui ne font pas partie des classes supérieures pour scolariser leurs enfants? Je ne suis pas pour une école gratuite, qui serait un système très bien, mais irréaliste. Il faut fixer un cadre budgétaire, mais aussi revoir les critères d'obtention des bourses. Actuellement, de nombreux ménages français vivant à l'étranger avec environ 1.500 euros par mois n'ont pas forcément les moyens de scolariser leurs enfants parce qu'ils n'ont pas accès aux bourses. Je veux aussi mettre en place une équité dans l'accès à l'école pour les handicapés et lutter contre le décrochage scolaire. On retrouve les idées générales de l'UPR, parce que les Français votent aussi pour ceux qui vont participer aux votations des lois.

Quelles sont-elles?

On retrouve, par exemple, la francophonie, la citoyenneté et la démocratie participative. L'UPR veut redonner du corps à la communauté française. Nous voulons créer un parlement de la francophonie dans les locaux de l'Unesco. Nos derniers dirigeants ont eu un véritable désintérêt pour cet aspect. A côté, par exemple, nous voulons aussi demander le casier judiciaire vierge obligatoire pour tous les élus, la prise en compte du vote blanc révocatoire et un référendum d’initiative populaire.

Pensez-vous qu'après les maigres résultats du premier tour des présidentielles, l'UPR a toujours sa chance?

Nous sommes simplement un petit parti qui dérange. Nous avons su sortir la vérité. Par exemple, sur la démocratie. En 2005, 55% des Français ont dit non au Traité de Lisbonne par référendum. Depuis, il n'y a eu aucun vote par référendum: la démocratie est en déclin. Un autre exemple: la majorité des Français était contre la loi El Khomri. Ils découvrent, aujourd'hui, que les cahiers de commandes sont vides, que le code du travail est en train de changer. Mais, ils ont quand même voté pour Emmanuel Macron, alors qu'il faisait partie du gouvernement qui a fait passer cette loi. Ils ont voté pour lui parce qu'il avait de gros sponsors, les médias étaient avec lui, les grands patrons et les lobbyistes aussi. L'UPR a sa chance selon le choix des citoyens: voter pour un parti ou pour une personne. S'ils votent pour moi, ils votent pour une femme intègre, jeune, qui a le sens du service.

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