Mezouar exprime "sa profonde déception" après le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le climat

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SALAHEDDINE MEZOUAR
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CLIMAT - Le président de la COP22, Salaheddine Mezouar, a exprimé "sa profonde déception" suite à la décision de retrait des États Unis de l'Accord de Paris sur le climat, accord historique fruit d'une collaboration de longue haleine entre toutes les parties prenantes.

Dans un communiqué de la présidence de la COP22 parvenu à la MAP, M. Mezouar souligne que "malgré cette décision, la dynamique de l'action climatique reste indéniable et irréversible", ajoutant que "les efforts collectifs de lutte contre le changement climatique ne s'arrêtent pas là, pas aujourd'hui, bien au contraire".

"Les nations du monde, les acteurs étatiques et non étatiques, gouvernements, société civile, entreprises, ONG, villes, ou universités, sont déjà pleinement engagés dans la transition vers un futur propre et durable, riche en emplois et en opportunités économiques, tout en étant respectueux de l’environnement", a affirmé le président de la COP22.

"Nous garderons notre esprit d’ambition et de collaboration et poursuivrons nos efforts pour la mise en œuvre de l’Accord de Paris, confirmé dans la Proclamation de Marrakech", a-t-il dit.

"Nous réaffirmons notre engagement plus fort que jamais, et poursuivrons notre action collective en faveur du climat et du développement durable, particulièrement pour les plus vulnérables. Le futur de nos enfants et de notre planète en dépend", a-t-il conclu.

Jeudi 1er juin, le président américain Donald Trump a annoncé, jeudi, le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat, signé en décembre 2015 par 195 pays, et qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre pour lutter contre le changement climatique.

Il a notamment qualifié le texte d’"injuste" pour le pays et souligné que les Etats-Unis entendent renégocier les termes de l'accord ou tout autre traité qui prend en considération les intérêts économiques de "l’Amérique, de nos compagnies, nos travailleurs, et nos contribuables".

"Je ne veux rien qui puisse se mettre en travers de notre chemin pour redresser l'économie américaine", a-t-il insisté, assurant que le traité de Paris "désavantage les Etats-Unis" et n’est pas assez dur avec la Chine et l'Inde.

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