Figuig: L'Algérie accepte d'accueillir les ressortissants syriens en transit

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FIGUIG
Figuig Photographie/Facebook
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RÉFUGIÉS SYRIENS - Coincés dans la zone tampon désertique entre le Maroc et l'Algérie depuis le 17 avril, les 41 réfugiés syriens en situation d'extrême urgence humanitaire verraient-ils le bout du tunnel?

En effet, selon une dépêche de l'agence de presse algérienne APS parue ce jeudi après-midi, le groupe de ressortissants syriens devrait, dans les prochaines heures, être accueilli provisoirement en Algérie. Un accueil qui sonne plutôt comme un transit pour eux, puisque les Syriens de Figuig rejoindront soit le Maroc, soit l'Europe, soit un pays tiers qui servirait de terre d'accueil à ces derniers.

Contacté par le HuffPost Maroc, le représentant du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés au Maroc, Jean-Paul Cavalieri, a indiqué que le HCR a longtemps négocié avec les autorités algériennes quant au sort de ces 41 personnes en état d'urgence humanitaire. A l'issue de cette négociations, deux possibilités ont été proposées aux ressortissants syriens de Figuig.

Pour les Syriens ayant déjà de la famille au Maroc ou en Europe

"Notre principal objectif est de trouver une solution humanitaire à des personnes qui ont été ou sont toujours dans une situation humanitaire très difficile", rappelle Jean-Paul Cavalieri au HuffPost Maroc.

"Du fait de l'imperméabilité de la frontière terrestre entre le Maroc et l'Algérie, le Bureau du HCR à Alger a demandé aux autorités algériennes de laisser transiter sur son territoire les Syriens qui auraient de la famille au Maroc. Le tout dans le but de leur permettre de transiter par l'Algérie, entrer en Tunisie et, auprès de l'ambassade du Maroc à Tunis, pouvoir récupérer des visas d'entrée pour le Maroc.

Pour les Syriens n'ayant aucune famille au Maroc, ni en Europe

Pour ceux qui n'ont aucun lien familial avec le Maroc ou l'Europe, le HCR a réfléchi à une autre solution, qui semble être sur la bonne voie, bien que, selon Jean-Paul Cavalieri, rien n'est encore officiel. "Nous avons trouvé un pays tiers de ré-installation pour ces ressortissants syriens. Reste encore à mettre en place le système de transit pour qu'ils puissent se rejoindre là-bas".

Selon le directeur du HCR au Maroc, il est encore trop tôt pour annoncer publiquement le nom de ce pays tiers. "Il est identifié mais, pour préserver les chances de succès de ces discussions, nous préférons ne pas parler à leur place", confie-t-il.

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