La crise syrienne résumée en 1 minute par "Le Bureau des Légendes"

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SÉRIES - Applaudie pour son réalisme sur la DGSE (Direction Générale de la Sécurité Extérieure française) et les enjeux géopolitiques actuels, la série "Le Bureau des Légendes" est de retour sur Canal+ avec une troisième saison. Dans l'épisode 3 diffusé ce lundi 29 mai, la série d'espionnage relève un défi de taille: résumer la crise en Syrie en une minute.

La scène se déroule alors que le personnage de Nadia El Mansour (Zineb Triki) prend ses fonctions à la Commission Européenne à Bruxelles. Adjointe du commissaire chargé de l'aide humanitaire et de la protection civile, la Syrienne reçoit un cours de la part de son supérieur.

"Hier ma fille m'a demandé ce qu'il se passait en Syrie. Elle a 11 ans", commence le commissaire face à une grande mappemonde. Il se lance ensuite dans un rapide exposé, celui qu'il a présenté à son enfant. Cette séquence est une façon de comprendre les enjeux principaux de la guerre qui fait rage dans le pays depuis 2011, comme vous pouvez le voir en exclusivité dans le vidéo en tête d'article.

Ce qu'en pense un expert

Bien évidemment, l'exposé du personnage est "très large" et "particulièrement simpliste", a estimé Chems Akrouf, expert en renseignement et en intelligence stratégique. Lorsque Le HuffPost France a montré ce résumé à cet ancien analyste en renseignement au sein de la Direction du Renseignement Militaire, le spécialiste a noté la "posture très diplomatique" du commissaire européen.

"Les belligérants définis dans cette synthèse sont réduits à des postures binaires, les gentils contre les méchants, les sunnites contre les chiites, les Saoudiens qui financent les gentils rebelles, et l'État islamique qui se trouve bien isolé. Ce conflit ne peut évidemment pas être expliqué en moins d'une minute. La situation est également conditionnée par des enjeux énergétiques religieux et d'influence. Néanmoins cette synthèse est largement suffisante pour une petite-fille de 11 ans, même si elle n'a pas compris. Mais c'est aussi le cas de beaucoup de diplomates", note-t-il.

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