Al Hoceima: Arrestation de 20 personnes au motif de "présumés crimes et délits portant atteinte à la sécurité intérieure de l'État"

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HOCEIMA
Thousands of Moroccans shout slogans during a demonstration in the northern town of Al-Hoceima, seven months after a fishmonger was crushed to death inside a garbage truck as he tried to retrieve fish confiscated by the police, in Al-Hoceima, Morocco May 18, 2017. REUTERS/Youssef Boudlal | Youssef Boudlal / Reuters
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Vingt personnes ont été arrêtées vendredi et samedi à Al Hoceima pour de présumés crimes et délits portant atteinte à la sécurité intérieure de l’État et pour d’autres crimes de droit commun, a annoncé samedi, dans un communiqué, le procureur général du roi près la Cour d’appel de la ville. La Brigade nationale de la police judiciaire (BNPJ) avait été préalablement chargée de mener des investigations pour "déterminer les actes criminels présumés perpétrés par certains individus ou que ces derniers auraient incité à commettre", indique le même communiqué.

Le communiqué souligne par ailleurs que les premiers éléments de l'enquête montrent que les mis en cause auraient reçu "des transferts d'argent et un appui logistique de l’étranger afin de mener des activités de propagande susceptibles de "porter atteinte à l’intégrité du royaume et ébranler l’allégeance des citoyens à l’État marocain et aux institutions du peuple marocain". La liste ne s'arrête pas là puisqu'il est aussi fait mention de "l’humiliation et l’hostilité à l’égard des symboles du royaume dans des rassemblements publics", et d'autres actes criminels qui ne sont pas précisés.

L'enquête a également permis de rassembler des preuves et indices sur l’implication présumée de ces personnes dans des crimes et délits touchant l’ordre public et la sécurité de fonctionnaires publics dans les villes d’Al-Hoceima, Amzouren, et Beni Bouaich, engendrant des destructions, des incendies et d’autres actions criminelles.

L'intervention de la BNPJ dans cette affaire vient suite à la notification du ministère public de présumés actes punis par le code pénal, après le décès du poissonnier Mohcine Fikri, qui avait fait l’objet d’une enquête judiciaire et examiné par l’instance judiciaire compétente dans le cadre d’audiences publiques en première instance.

Selon l'AFP, Nasser Zefzafi "restait en fuite samedi après-midi". Le procureur général du roi a ordonné hier soir, vendredi 26 mai, l'arrestation du leader du mouvement de protestation au Rif pour entrave à la liberté du culte dans une mosquée. L'arrestation de Zefzafi, pour enquête avant de le déférer devant le parquet, a également été ordonnée.

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