Le crash du vol MS804 d'EgyptAir causé par un iPhone et un iPad? La France enquête, selon Le Parisien

Publication: Mis à jour:
EGYPTAIR
Amr Dalsh/Reuters
Imprimer

INTERNATIONAL - Et si un iPhone 6S ou un iPad mini était à l'origine du crash du vol Egyptair MS804? Il s'agit de la piste privilégiée étudiée par la justice française, rapporte Le Parisien ce vendredi 26 mai.

Le quotidien affirme que les juges d'instruction ont ordonné une expertise, réalisée par des ingénieurs français du CNRS et du ministère des Armées. Les trois experts vont devoir tester, sur trois modèles d'iPhone et trois d'iPad, si ces appareils ont pu provoquer accidentellement le crash du 19 mai 2016, qui a coûté la vie à 66 personnes, dont 15 Français.

Mais pourquoi les produits Apple sont ainsi ciblés par les enquêteurs? Au début de l'année, les caméras de surveillance au moment du décollage du vol ont montré que le copilote avait déposé son iPad, son iPhone et des parfums sur le dessus du tableau de bord, rapportait alors Le Parisien.

Or, les premiers messages automatiques de défaillance technique concernent justement des éléments situés à l'endroit où étaient posés les appareils. Des problèmes électriques notamment, puis des alertes évoquant de la fumée dans les toilettes avant de l'appareil et dans la soute.

Les batteries au lithium en ligne de mire

Avec cette expertise, les enquêteurs veulent savoir si ce ne serait pas l'iPhone ou l'iPad qui serait la source originelle de ces messages d'alerte et du crash. Et plus exactement la batterie au lithium qui équipe de nos jours la quasi totalité des smartphones.

Des batteries qui parfois prennent feu, comme on a pu le voir avec le scandale du Galaxy Note 7 et les multiples explosions de cigarettes électroniques. Pour autant, il faut bien comprendre que l'écrasante majorité des batteries au lithium n'explosent pas. Pour qu'elles s'enflamment, il faut soir un défaut de fabrication, soit qu'un courant trop important circule. Ou encore que la batterie soit endommagée physiquement.

Selon une source anonyme citée par Le Parisien, les enquêteurs se demandent si la cause du drame ne serait pas à chercher entre "le branchement de ces appareils entre le courant délivré par les prises situées derrière le copilote et la réception de ce courant par des appareils à batterie au lithium".

Interrogé par le quotidien, Apple précise ne pas avoir été contacté par la gendarmerie des transports aériens et "qu'il n'y a pas de preuve qui lie cet événement aux produits Apple". Les trois experts vont donc vérifier si les batteries des iPhone et iPad peuvent effectivement exploser dans les conditions du vol EgyptAir. Mais aussi si un tel problème de batterie serait suffisamment puissant pour avoir provoqué le crash.

LIRE AUSSI: