Pour le collectif "Vélorution Tunisie", "l'avenir est au vélo en Tunisie"

Publication: Mis à jour:
Imprimer

Quand l'amour du vélo dépasse les difficultés rencontrées. Tel est le credo de ces amoureux des deux roues, qui organisent des sorties en groupe, en vélo, à Tunis et qui connait de plus en plus de succès.

Dans ce cadre, la deuxième édition de "Tunis by bike" s'est déroulée, le 19 mai dernier organisée par le collectif "Vélorution Tunisie". L'occasion pour le HuffPost Tunisie d'aller à la rencontre de ce collectif qui a organisé cet évènement à savoir Hamza Abderrahim, Walid Ben Omrane, Mohamed Aziz Gabsi, Khalil Laroussi, Amine Mejri et Stéphanie Pouessel.

rvgr

L'idée à la base de "Tunis by bike" était de "réunir un maximum de gens à vélo - tout âge, tout niveau, tout profil - pour faire une grande balade urbaine dans Tunis afin d’accentuer la visibilité du vélo au cœur même de la capitale tunisienne". Si la première édition a réuni une trentaine de personnes, cette deuxième édition a été un véritable succès: "C’est le deuxième événement du genre. Le premier qui s’est tenu le 20 avril dernier avait réuni une trentaine d’amoureux du vélo. Notre deuxième événement a réuni plus de 200 personnes!".

vtvt

Avec ce genre d'événements, le collectif veut démocratiser le vélo, le promouvoir dans les rues de la capitale: "En Tunisie, le vélo est davantage présent dans les petites villes ou les villages. On voulait s'approprier les avenues et les rues de Tunis car on a cherché a promouvoir le vélo comme moyen de transport urbain alternatif à la voiture ; en gros on peut résumer notre objectif ainsi: Le vélo plus qu’un sport, un transport. Notre préoccupation est écologique et citoyenne, nous cherchons à ancrer une nouvelle expression du vélo en tant que transport citoyen, écolo et respectueux de l’espace public".

vv

Pourtant à Tunis, les escapades en vélos ne sont pas évidentes: absences de pistes cyclables, manque d'espace, incivilités, non respect du code de la route: "On trouve le vélo en régions mais c’est encore insuffisant. Pourtant le climat et la géographie assez plate du pays sont très favorables au vélo. L’avenir est au vélo en Tunisie. Mais pour cela, il faut commencer par briser l’image du vélo comme moyen de transport de dernière classe et celle de la voiture comme signe d’ascension sociale et de richesse. Ensuite il faut une volonté politique" affirme le collectif.

"En fait, par exemple en France, la problématique est la même, on a eu la politique du tout voiture depuis Pompidou mais les villes modernes maintenant réduisent la place de la voiture en favorisant les déplacements 'doux' pour lutter contre le problème des bouchons, de la circulation, etc." souligne Stéphanie Pouessel, membre du collectif anthropologue et chercheure associée à l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) à Tunis depuis 2010.

vfvg

Si à ce jour les politiques publiques ne mettent pas en avant l'usage du vélo et ne prévoient pas l'installation de pistes cyclables, le collectif reste optimiste et espère qu'une dynamique émergera de leur engagement: "Cela peut se développer très vite. L’effet boule de neige de la dynamique que nous avons lancé espère provoquer une volonté politique qui peut ensuite réaliser très rapidement des pistes cyclables et lancer des campagnes de promotion du vélo. Le centre-ville de Tunis étant constamment bouché voire inaccessible tant le trafic est important, le vélo est une solution parmi d’autre pour remédier à cette situation".

"Au sein de Vélorution, nous croyons à l'intelligence collective, à l’engagement citoyen et au fait que l'avenir et l'épanouissement de la cité passeront par une mobilité égalitariste (homme et femmes) et responsable (écologique et autonome) à savoir le vélo. Quelque part, c'est la continuité de la révolution tunisienne en tant que réappropriation de la citoyenneté et de la chose publique" conclut le collectif.

Close
"Tunis By Bike", 2ème édition
sur
Partager
Tweeter
PUBLICITÉ
Partager
fermer
Image affichée
Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.