Oui, un week-end de quatre jours est suffisant pour déconnecter (même deux suffisent)

Publication: Mis à jour:
SWIMMING POOL REST
STRINGER Brazil / Reuters
Imprimer

DÉCONNECTER - Ouf! Vous soufflez enfin parce que ce week-end de l'Ascension, vous faites le pont, ce qui signifie non pas deux mais quatre longues journées de printemps pour vous reposer, peut-être même complètement déconnecter du travail et des soucis de la vie quotidienne.

Mais quatre jours, est-ce vraiment assez pour débrancher? Et pourquoi un week-end de deux jours ne serait pas suffisant? On a demandé l'avis de Claire Leconte, professeur de psychologie de l'éducation à l'Université de Lille 3 et auteure d'un ouvrage sur les rythmes scolaires et les rythmes de vie.

Vous serez agréablement surpris de savoir que, non seulement quatre journées sont bel et bien suffisantes pour déconnecter, mais qu'un week-end de deux jours l'est potentiellement tout autant.

On ne sait plus comment profiter de deux jours

"La seule différence, c'est que lors d'un week-end de quatre jours, on se dit à la moitié qu'on a encore deux jours pour souffler", affirme Claire Leconte. Pour elle, en ce qui concerne notre rythme de vie, "deux ou quatre jours, c'est la même chose. Simplement, on ne sait pas comment bien profiter d'un week-end normal", poursuit-elle.

Pour cette chronobiologiste, déconnecter le week-end, plus qu'une problèm numérique, est une question d'état d'esprit. "Quand on sait qu'on a quatre jours ou une semaine devant soi, on se projette, et cela permet de s'y préparer. Ce qu'on ne fait pas avec un simple week-end. Alors que si on prenait l'habitude de le considérer comme un vrai temps de pause, on aurait les mêmes effets", souligne-t-elle.

Ne pas trop se dérégler

Toutefois, la clé pour profiter un maximum d'un congé, quelle que soit sa durée, c'est de ne pas trop se dérégler. "Notre horloge interne matinale est la moins plastique", avance Claire Leconte. Cela signifie que si l'on change ses heures de coucher et de lever, notre corps ne suit pas. Or, si l'on pense que déconnecter c'est sortir tard le soir et faire la grasse matinée, et bien on ne profite pas au maximum du temps de repos qui nous est offert. Le sommeil matinal n'en est pas vraiment, on somnole au lieu de profiter de sa matinée. Et on reprend le lundi encore plus fatigué qu'avant.

"Ce qui nous perturbe c'est qu'on vit à 150km/h et qu'on ne sait plus se poser. On se dit que profiter c'est se coucher tard, faire la fête. Alors que l'intérêt d'un tel week-end c'est de ne rien faire, de prendre du temps pour soi ou en famille. C'est ça qui permet de déstresser. Et on en profite que si vraiment on le veut", avance encore Claire Leconte.

Alors si vous espérez déconnecter du boulot ce week-end, un conseil: levez-vous sensiblement à la même heure que d'habitude, baladez-vous de bon matin, reposez-vous!

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.