Attentat de Manchester: arrestations en Grande-Bretagne et en Libye

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MANCHESTER
Armed police officers stand near the Manchester Arena, where U.S. singer Ariana Grande had been performing, in Manchester, in northern England, Britain May 23, 2017. REUTERS/Andrew Yates | Andrew Yates / Reuters
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Le père et le frère du kamikaze arrêtés en Libye, sept personnes en garde à vue en Grande-Bretagne: l'enquête sur l'attentat de Manchester s'est accélérée et des détails émergent sur l'engin utilisé par le tueur.

L'état d'alerte au Royaume-Uni a été renforcé au niveau "critique", le degré le plus élevé, signifiant un risque d'attentat terroriste imminent. Un millier de soldats ont été déployés sur des lieux sensibles dans les grandes agglomérations pour soulager les forces de police.

"Compte tenu de la menace", la Première ministre Theresa May a décidé mercredi d'écourter son déplacement au G7 de Taormina (Italie) d'où elle rentrera dès vendredi soir au lieu de samedi.

Après l'interpellation d'Hachem, frère de Salman Abedi, au domicile familial à Tripoli, son père "Ramadan Abedi vient d'être arrêté lui aussi", a annoncé un porte-parole d'une unité des services de sécurité libyens.

Le frère, qui a revendiqué son appartenance au groupe Etat islamique (EI), "était au courant du projet d'attentat" perpétré lundi à Manchester, où Salman Abedi, un Britannique d'origine libyenne de 22 ans, s'est fait exploser à la sortie d'un concert, tuant 22 personnes dont plusieurs enfants et faisant 64 blessés.

Des images de la police britannique reproduites par le New York Times montrent un détonateur que le kamikaze aurait tenu dans sa main gauche, des morceaux de métal et des vis jonchant le sol, ainsi que des fragments d'un sac à dos bleu déchiqueté.

Ces éléments, analysés par des artificiers interrogés par le quotidien, permettent de déduire que la bombe était "puissante, dotée d'une charge ultra-rapide, mais aussi que les morceaux de métal ont été disposés avec soin et méthodiquement" pour faire le maximum de dégâts.

Le frère, qui a revendiqué son appartenance au groupe Etat islamique (EI), "était au courant du projet d'attentat" perpétré lundi à Manchester, où Salman Abedi, un Britannique d'origine libyenne de 22 ans, s'est fait exploser à la sortie d'un concert, tuant 22 personnes dont plusieurs enfants et faisant 64 blessés.

Des images de la police britannique reproduites par le New York Times montrent un détonateur que le kamikaze aurait tenu dans sa main gauche, des morceaux de métal et des vis jonchant le sol, ainsi que des fragments d'un sac à dos bleu déchiqueté.

Ces éléments, analysés par des artificiers interrogés par le quotidien, permettent de déduire que la bombe était "puissante, dotée d'une charge ultra-rapide, mais aussi que les morceaux de métal ont été disposés avec soin et méthodiquement" pour faire le maximum de dégâts.

Arrêté mardi, Hachem Abedi "a indiqué qu'il appartenait à l'EI avec son frère Salman Abedi (...) et a reconnu qu'il était présent en Grande-Bretagne au cours de la période de préparation de l'attentat", a affirmé la Force de dissuasion, qui fait office en Libye de police loyale au gouvernement d'union nationale (GNA).


"Clairement" un réseau

L'attentat commis à l'issue d'un concert de la chanteuse pop américaine Ariana Grande a été revendiqué mardi par l'EI, qui a menacé de perpétrer d'autres attaques.

Hachem Abedi, né en 1997, "était surveillé depuis un mois et demi" en Libye et "les équipes d'enquêteurs ont fourni des renseignements selon lesquels il préparait un acte terroriste dans la capitale Tripoli", a ajouté la Force de dissuasion.

Un proche de la famille habitant à Manchester a déclaré à l'AFP, sous le couvert de l'anonymat, que son frère Salman Abedi s'était rendu en Libye peu avant l'attentat et avait regagné la Grande-Bretagne quatre jours avant.

Le chef de la police de Manchester, Ian Hopkins, a dit que l'enquête portait "clairement" sur un réseau autour du kamikaze, né dans cette ville de parents libyens ayant fui le régime de Mouammar Kadhafi.

La fuite d'éléments de l'enquête dans des médias américains a provoqué la colère des autorités britanniques, qui craignent qu'elles n'affaiblissent l'enquête.

Mercredi soir, une nouvelle arrestation a eu lieu dans la ville de Nuneaton, au centre de l'Angleterre, ce qui porte à sept le nombre de suspects appréhendés par la police britannique.

Explosion contrôlée

La police a par ailleurs annoncé qu'elle avait procédé dans les premières heures de jeudi à une explosion contrôlée lors d'une perquisition dans le sud de Manchester.

Devant la mosquée de Didsbury, fréquentée par le kamikaze, un responsable, Fawzi Haffar, a affirmé mercredi que "cet acte lâche" n'avait "pas sa place dans (sa) religion". Il a appelé "quiconque ayant des informations à contacter sans délai la police".

Le bilan de l'attentat pourrait s'aggraver: une vingtaine des 64 blessés hospitalisés -dont douze ont moins de 16 ans- restaient en soins intensifs mercredi soir.

Les morts ont été identifiés et leurs proches prévenus, a déclaré la police, précisant qu'un policier se trouvait parmi eux. Dans cette liste figure Saffie Rose Roussos, huit ans, la plus jeune victime connue.

Une minute de silence sera observée dans tout le Royaume-Uni jeudi, jour où la campagne pour les élections législatives du 8 juin va reprendre.

Ariana Grande, qui devait se produire jeudi et vendredi soir à Londres, a interrompu sa tournée jusqu'à début juin.

A Stockholm, une minute de silence puis une autre d'applaudissements ont été observées avant le coup d'envoi de la finale de l'Europa League, remportée par Manchester United contre l'Ajax Amsterdam (2-0).

"Si on pouvait échanger, évidemment, la vie des victimes contre cette coupe, on le ferait immédiatement", a déclaré l'entraîneur du club de Manchester, Jose Mourinho, après le match.

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