FAO: La Tunisie devra déployer le maximum d'efforts pour empêcher l'introduction du charançon rouge à partir de la Libye

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PALM TREE TUNISIA
TUNISIA - MAY 11: Picking dates on a palm tree, Tunisia. (Photo by DeAgostini/Getty Images) | DEA / ARCHIVIO J. LANGE via Getty Images
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La Tunisie devra déployer le maximum d’efforts pour empêcher l’introduction du charançon rouge à partir de la Libye, a déclaré Noureddine Nasr, responsable régional chargé de la production et de la protection des Végétaux à l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture(FAO).

La probabilité de l’introduction du charançon rouge à partir de la Libye est beaucoup plus importante que celle de son déplacement de la capitale vers le Sud, a déclaré le responsable à l’agence TAP.

Et d’expliquer que les palmiers d’ornement infestés situés à Tunis sont à environ 400 km du premier oasis du sud du pays, alors que la distance séparant la capitale libyenne Tripoli des palmeraies du Sud de la Tunisie est de moins de 400 km. Le responsable onusien a, dans le même cadre, rappelé que le trafic de marchandises et le transport des personnes sur la frontière tuniso-Libyenne sont très importants.

Il a par ailleurs a appelé au renforcement de la coopération entre les équipes libyennes et tunisiennes chargées du contrôle et de l’éradication du charançon rouge dans les deux pays.

« Le Charançon rouge a déjà infesté des palmiers d’ornement et des palmiers dattiers à Tripoli, Tobrouk et s’est déplacé, dernièrement, à Benghazi », a-t-il encore indiqué.

Il a rappelé que des équipes libyennes ont bénéficié d’une formation en Tunisie (palmiers d’ornement) et au Sultanat d’Oman (palmiers dattiers) en matière de lutte contre le charançon rouge.

Un programme de lutte contre ce ravageur a été mis en place afin de mettre à la disposition des équipes libyennes des outils de diagnostic, notamment les pièges, a souligné le responsable, rappelant que la FAO a déjà appelé les parties concernées à mettre en place un système de suivi.

Il y a lieu de rappeler que le charançon rouge a fait son apparition dans les pays du Golfe et du Moyen Orient depuis 1988. En Europe, son apparition remonte à 1993 (en Espagne),2004 (en Italie) et 2006 (en France).

En Afrique du Nord, le ravageur a été déclaré en 2008 (au Maroc), en 2009 (en Libye) et en 2011 en Tunisie.

Fin décembre 2015, il a été découvert dans un petit oasis en Mauritanie (Tidgika), suite à l’importation par les agriculteurs de rejets de palmiers dattiers de variétés de haute valeur commerciale à partir des Emirats Arabe Unis et de l’Arabie Saoudite.

A noter que parmi les mécanismes de lutte contre le charançon rouge d’une longueur de 3 cm, avec un dos brun rouge et avec des yeux noirs se fait à travers la mise en place d’un réseau de piégeage,le traitement chimique préventif des palmiers, outre le traitement mécanique qui vise l’arrachage, le broyage et l’incinération du palmier infesté.

Le réseau de piégeage, vise la mise en place de seaux remplis d’eaux avec des perforations latérales insérées à moitié dans le sol juste à côté des palmiers avec un petit sachet contenant une phéromone (substances chimiques comparables aux hormones émises par la plupart des animaux et certains végétaux) et des dattes qui vont fermenter et attirer les Charançons rouges.

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