Scènes de chaos à Tataouine, la situation s'envenime

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La tension est à son paroxysme à Tataouine, dans le sud de la Tunisie.

Après une nuit de tensions en réaction contre l’annonce par le gouvernement de la réouverture de la vanne de la station de pompage de pétrole à El Kamour fermée samedi sous la pression des manifestants,les hostilités repartent de plus belle, lundi matin, après que les forces de l'ordres aient empêchés des manifestants d'accéder à la station de pétrole en utilisant du gaz lacrymogène.

Selon la radio Mosaïque FM citant une source hospitalière, les altercations entre policiers et manifestants ont causé la mort de l'un d'entre eux, un second serait dans un état critique. Radio Tataouine, confirme également la mort d'un manifestant.

Le ministère de la Santé, dans une déclaration à l'AFP évoque l'accident: "La cellule des opérations centrales au ministère de la Santé annonce la mort accidentelle d'un jeune, (écrasé) par une voiture de la Garde nationale. Il s'agit d'un manifestant" a indiqué à l'AFP le service de communication du ministère.

Pour sa part, le ministre de l'Emploi et de la formation professionnelle Imed Hammami a affirmé sur les ondes de la radio Mosaïque FM que le manifestant a été poussé puis écrasé par d'autres manifestants.

Face à la situation, l'hôpital régional de Kasserine a appelé le ministère de la Santé a lui fournir plus d'équipements notamment des ambulances et des bouteilles d'oxygènes pour faire face à un flux important de blessés rapporte la même source.

Selon la radio Mosaïque FM, les manifestants se sont précipités au gouvernorat, le prenant d'assaut réclamant la démission du gouverneur qui a appelé au calme.

Selon Radio Tataouine, le siège de la Garde nationale et la délégation régionale de la sécurité publique ont été brûlés après avoir été abandonnés par les forces de l'ordre.

Face à ces évènements, la commission sécurité et défense de l'Assemblée des représentants du peuple se réunira cet après-midi à 16h en compagnie des ministres de la Défense et de l'Intérieur afin de suivre l'évolution de la situation à Tataouine.

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