JCC- Depuis Cannes, Néjib Ayed annonce la fin du bling-bling et un retour aux fondamentaux

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CINÉMA- C'est depuis Cannes que le directeur des Journées cinématographiques de Carthage a donné le ton de l'édition de 2017 dudit festival qui aura lieu du 4 au 11 novembre.

Lors d'une conférence de presse organisée mardi 23 mai, au pavillon tunisien du festival de Cannes, il a déclaré : "C'est ma première sortie médiatique en tant directeur des JCC et j'ai choisi Cannes car c'est le plus grand festival du monde où se rencontrent la plupart des professionnels, des critiques et des passionnés du cinéma en général".

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Une ouverture plus marquée vers le cinéma du monde et la limitation des paillettes

Le cinéma africain est un des socles identitaires des JCC depuis leur création. "Les JCC se sont construites dans une logique militante et tournées vers le Sud, or ces dernières années cette empreinte était moins marquée, avec une focalisation sur les paillettes, le bling-bling qui n'est pas nécessairement la meilleure chose, ni à la hauteur des autres festivals, avec qui nous ne pouvons pas faire de la concurrence sur ce plan. Lors de cette édition, nous retournons à l'objectif fondamental qui est d'offrir un podium international et plus de visibilité au cinéma arabe et africain".

Le retour aux sources, selon Néjib Ayed, implique aussi le retour à l'avenue Habib Bourguiba, qui sera le coeur du festival. Plus de Palais de Congrès, ni d'after à la banlieue nord et des voitures jalonnant les deux côtés de la Capitale, annonce-t-il.

cannes

Lors de cette édition, les cinémas arabe et africain seront plus présents. 15 films seront sélectionnés dans la compétition officielle des longs-métrages de fiction et 12 documentaires dont quatre sont tunisiens.

"Les JCC sont aussi un festival tri-Continental. Cette dimension avait perdu de l'ampleur ces dix dernières années. Nous aspirons ainsi à un retour aux fondamentaux du festival en allant vers le cinéma africain, arabe et aussi d'autres cinémas du Sud qui nous ressemblent comme le cinéma Asiatique et celui de l'Amérique latine.

C'est ainsi que l'Algérie, l'Afrique du Sud, l'Argentine et la Corée du sud seront les invités d'honneur de la prochaine édition. Les deux derniers dans le cadre de sections parallèles et de focus.

Un rétablissement du film documentaire

Noyé dans les différents catégories, le film documentaire aura désormais sa place lors de la prochaine édition. "Nous savons que souvent on commence à faire du cinéma par les documentaires, qui coûtent moins chers, d'où leur importance et la nécessité de s'y intéresser de près", a expliqué Ayed.

Les prix doublés

Ayed a révélé aussi que les prix seront doublés: "C'est important quand on sait que l'argent fait le cinéma", a-t-il avancé.

L'intégration de Roma Lazio Film Commission

Roma Lazio Film Commission est un organisme qui regroupe plusieurs pays de la rive méditerranéenne comme la France, l'Italie, le Maroc, etc. La fondation soutient les productions cinématographiques et audiovisuelles en fournissant une plate-forme pour le développement de la coproduction internationale avec l'organisation de réunions de co-production lors des principaux festivals de cinéma (Cannes, Berlin, Rome, Hong Kong, Singapour, Mumbai). Il offre un soutien et des conseils sur les ressources financières que les régions du Latium peuvent mettre à la disposition de l'industrie cinématographique et audiovisuelle.

L'objectif est de maximiser la production cinématographique tunisienne en profitant de conseils mais aussi des fonds, accessibles grâce à cette intégration, a expliqué le directeur des JCC.

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