"Agression" d'un diplomate marocain: l'ONU évoque une perturbation du débat qui n'a pas nécessité l'intervention de la sécurité

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PORTEPAROLE DU SG ONU
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Le porte parole du secrétaire général de l’ONU a réagi hier à l'incident qui a émaillé la réunion du comité des 24 à St Vincent, sans toutefois, désigner le coupable de ces "perturbations".

Stéphane Dujarric, porte-parole du SG de l'ONU, a apporté des précisions concernant l’incident survenu lors d’une réunion de l’ONU sur la décolonisation à Kingstown, en affirmant qu’il s’agissait "d’une perturbation" du débat qui n’a pas nécessité l’intervention de la sécurité.

" Nous sommes conscients qu'il y a eu une perturbation à cette réunion du Comité des 24. Nous espérons que les personnes concernées puissent résoudre les problèmes survenus et nous souhaitons certainement que les prochaines réunions du Comité des 24 se dérouleront pacifiquement ", a déclaré le porte parole de Guterres au cours d’un point de presse.

M. Dujarric répondait à une question sur la prétendue agression d’un diplomate marocain par un responsable algérien de haut rang, rapportée par l’AFP. Il a évoqué "une courte altercation " survenu au cours de cette rencontre qu’il a qualifié de " perturbation ".

"Les réunions sont sécurisées. Apparemment, il s'agit d'un incident qui a été résolu assez rapidement. L’incident n’a pas impliqué l’intervention de la sécurité ", a -t-il répondu à un journaliste qui lui a demandé si l’ONU assurait la sécurité des diplomates lors des réunions avant d’ajouter " ce n'était pas une longue altercation ou quelque chose de ce genre. C'était une perturbation parmi des gens, ce qui semble avoir été résolu depuis". " L'incident a été résolu, et nous souhaitons que toutes les réunions futures seront menées avec le décorum approprié ", a-t-il dit.

Les précisions apportées par l’ONU ne font référence ni à un accrochage ayant conduit à des blessures ni à une intervention des services de l’ordre, comme l'avait rapportés les autorités marocaines. Elles ne donnent cependant raison ni à une partie ni à une autre souhaitant que les prochaines réunions se déroulent dans une ambiance plus sereine.

Vendredi, l’Algérie avait qualifié les accusations marocaines de " piètre mise scène d’une médiocre pièce de théâtre " en affirmant que les informations avancées par le Maroc sont " inventées, infondées, mensongères et sans aucun lien avec la réalité".

La réunion du Comité spécial de la décolonisation de l’ONU, dit Comité des 24, qui s’est déroulé du 16 au 18 mai à Kingstown (Saint-Vincent et les Grenadines), a été par contre marqué par un grave incident où des membres de la délégation marocaine ont tenté d’agresser une jeune diplomate algérienne ce qui a amené les autorités du pays organisateur de cette rencontre à désigner des agents pour assurer sa sécurité, a précisé le ministère des Affaires Etrangères.

La délégation marocaine s’est déjà distinguée par le passé d’une manière scandaleuse lors des réunions de l’ONU sur le Sahara Occidental en recourant à l’invective contre toutes les délégations qui refusaient de s’aligner aux thèses annexionnistes du Maroc.

En 2016 le président de la séance du Comité des 24 a dû recourir à la brigade spéciale de sécurité pour faire face au déchaînement du représentant du Maroc auprès de l’ONU, Omar Hillal, qui voulait empêcher le représentant du Front Polisario, Ahmed Boukhari de prendre la parole.

L’intervention de M. Boukhari a été fortement chahutée par un tumulte provoqué par le délégué du Maroc qui a enfreint les règles de la diplomatie, selon les membres de ce Comité.

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