Israël et la Palestine, le dossier qui illustre parfaitement la confusion et les revirements de Donald Trump

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TRUMP NETANYAHU
US President Donald Trump and Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu shake hands during a joint press conference in the East Room of the White House in Washington, DC, February 15, 2017. (Photo by Cheriss May/NurPhoto via Getty Images) | NurPhoto via Getty Images
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En parfait homme d'affaires, Donald Trump estime que la résolution du conflit israélo-palestinien est le "deal le plus difficile à conclure". Il va pourtant devoir s'atteler à ce dossier, lui qui a promis qu'il parviendrait à faire la paix entre Israéliens et Palestiniens.

Sa visite, ces lundi 22 et mardi 23 mai en Israël et en Cisjordanie occupée -dans le costume du président des États-Unis et non plus dans celui de businessman- pourrait tracer les premières lignes de son projet.

De prime abord, Trump devra certainement rassurer le gouvernement de Benjamin Netanyahu sur ses intentions et le rassurer sur le sens des espoirs donnés aux Palestiniens.

La Maison Blanche avait un peu déçu les espoirs de Benjamin Netanyahu, qui dirige le gouvernement le plus à droite de l'histoire d'Israël. Le chef de gouvernement israélien voyait dans l'élection de Trump le début d'une politique franchement pro-israélienne et la fin de l'idée d'un État palestinien, après huit ans de disettes avec Barack Obama.

Connu pour être imprévisible, Donald Trump n'a jamais été clair sur la façon dont il abordera le conflit israélo-palestinien.

Signaux confus et revirements

Pendant sa campagne, il avait promis de reconnaître Jérusalem comme la capitale d'Israël et d'y transférer l'ambassade des États-Unis actuellement à Tel-Aviv, rompant avec des décennies de diplomatie américaine et alarmant les Palestiniens et le monde arabe. jusuq'à cette déclaration, la politique américaines avait évité de se prononcer sur la souveraineté de Jérusalem, censée s'inscrire dans un règlement final du conflit.

Depuis, Donald Trump a plutôt temporisé. Le transfert de l'ambassade américaine n'était plus une urgence mais il n'est cependant pas évacué.

Cette confusion, croient savoir les observateurs de la politique étrangères du nouveau président américain, est symptomatique de la ligne de Trump sur plusieurs dossiers internationaux depuis son arrivée au pouvoir: l'intervention des États-Unis en Syrie et la coopération avec la Russie à ce sujet, l'importance de l'OTAN ou de l'ALENA, la relation à avoir avec la Chine, la présence des États-Unis dans l'accord de Paris sur le climat...

Cependant, il ne faut pas oublier sa promesse à Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche en février dernier. Le président américain avait déclaré qu'il soutiendrait un État unique si cela permettait de parvenir à la paix, remettant en question des années d'efforts internationaux pour une solution à deux États et faisant le jeu de la droite israélienne. Il n'a exhorté Israël à freiner la colonisation des Territoires occupés qu'à demi mot.

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