Agression d'un diplomate marocain aux Caraïbes: "une pièce de théâtre de bas niveau", selon le MAE

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L'agression d'un diplomate marocain aux Caraïbes par un responsable algérien est "une pièce de théâtre de bas étage", a affirmé ce vendredi Abdealziz Benali Cherif, porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Dans une déclaration au HuffPost Algérie, il a rejeté les accusations des responsables marocains, affirmant que la version avancée par ces derniers est "archi-fausse".

Les autorités marocaines ont accusé ce jeudi un responsable algérien, Soufiane Mimouni, d'avoir agressé physiquement l'un de leurs diplomates, à une réunion du comité onusien sur la décolonisation, à l'île Sainte-Lucie, aux Caraïbes. Le chef de la diplomatie marocaine, relayé par plusieurs médias, a qualifié cette agression de "grave" incident, "à l'encontre de tous les usages diplomatiques".

"Au cours de la réunion, Soufiane Mimouni, directeur général du MAE algérien, a agressé physiquement l'adjoint de notre ambassadeur à Sainte-Lucie (...) Notre diplomate a dû partir à l'hôpital, la réunion a été interrompue, une plainte a été déposée", ajoute-t-on, avec à l'appui une image illustrant un homme allongé sur le sol, assisté par une secouriste.

Le porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, Abdealziz Benali Cherif a déclaré que la diplomatie algérienne "est désormais habituées à ces viles méthodes de propagande, amplifiées par les médias marocains et pro-marocains".

Dans une déclaration au HuffPost Algérie, il a affirmé que cet incident "est une pièce de théâtre de bas niveau, mise en scène pour camoufler leur nervosité face à leurs échecs et à la pertinence des arguments de nos diplomates lors de cette réunion", à l'île Sainte-Lucie.

Le même responsable algérien a affirmé que Soufiane Mimouni "n'a jamais agressé Mohamed Ali Khamlichi".

Il accusé à son tour des diplomates marocains d'avoir agressé verbalement une diplomate algérienne prenant part avec trois de ses collègues à la réunion du comité onusien sur la décolonisation.

"Ils étaient une douzaine de diplomates marocains tandis que nous n'avions que 4 des notres, dont une femme qui a été continuellement agressée durant son séjour. Les autorités de l'Ile de Sainte-Lucie ont du lui assurer une garde rapprochée pour veiller à sa sécurité, après avoir été verbalement agressée par les diplomates marocains", a-t-il affirmé.

"Qu'ils fournissent les preuves de leurs accusations"

M. Benali Cherif a par la même occasion défié les diplomates et les médias marocains de fournir la moindre preuve de leurs accusations. "La salle où se déroulait la réunion du comité onusien était équipée de caméras de surveillance. Je défie les diplomates marocains de fournir une copie montrant cette agression", a-t-il déclaré.

Qualifiant cet incident de "mise en scène abracadabrante", il a souligné que ce genre de pratiques dont sont accusés les diplomates algériens "sont loin des valeurs, des habitudes et des traditions du MAE algérien".

"C'est eux qui versent dans la provocation. Il suffit de faire une petite recherche pour voir qui a un palmarès riche en provocations", a renchéri la même source. Cette "affaire ne mérite même pas autant d'attention" de la part de la diplomatie algérienne, conclut-elle.

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