Le HCP actualise sa carte de la pauvreté et dénonce l'affectation des ressources budgétaires

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Katia and her daughter Guadalupe stand outside their house in Villa Maria del Triunfo, a shanty town on the outskirts of Lima, Peru May 9, 2017. REUTERS/Guadalupe Pardo | Guadalupe Pardo / Reuters
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NIVEAU DE VIE - L’Observatoire des conditions de vie de la population, qui relève du Haut commissariat au Plan, vient d’actualiser la cartographie de la pauvreté monétaire dont la dernière version remonte à 2004. Il en ressort une baisse de 21 points du taux de pauvreté monétaire. Cette évolution est attribuable à l’INDH, a indiqué Khalid Soudi, directeur de l’Observatoire.

Sur un total de 1.683 communes et centres urbains, 38,2% présentent un taux de pauvreté monétaire inférieur à 5% tandis que ceux dont le ratio reste élevé, dépassant notamment 30%, ne représentent que 2,2% du total.

Dans le détail, le taux ne dépasse pas 5% pour 34% des communes rurales. De leur côté, les communes urbaines s’en sortent mieux. En effet, 73% d’entre elles enregistrent un taux de pauvreté monétaire de moins de 5%.

Ciblage

Avec cette nouvelle cartographie, le HCP veut fournir aux pouvoirs publics un outil leur permettant d’améliorer la politique d’affectation des ressources destinées à réduire la pauvreté monétaire pour toucher les populations les plus défavorisées. Son secrétaire général n’a pas manqué de critiquer le système de transfert adopté actuellement. Selon lui, les ressources débloquées dans le cadre des programmes sociaux bénéficient plus aux ménages aisés qu’à ceux en situation de pauvreté.

Actuellement, les ressources sont allouées de manière forfaitaire à la fois aux pauvres et aux non-pauvres. Le HCP s’en prend surtout au système de compensation qui profite à l’ensemble de la population. La dernière enquête nationale sur la consommation et les dépenses des ménages avait montré qu’en 2014, près de 30% des subventions budgétaires destinées au soutien aux produits alimentaires et au gaz butane ont profité à 20% des familles ayant le niveau de vie le plus élevé.

Le HCP dénonce aussi la gestion du Ramed. Alors que seuls 26,1% de ses bénéficiaires proviennent du quintile ayant le niveau de vie le plus faible, 7,6% appartiennent au quintile le plus aisé, indique-t-on.

Le système éducatif public n’échappe pas à ce type de distorsion. Près de 30% des promotions du secondaire et supérieur de 2014 appartenaient à la catégorie des 20% les plus aisés contre 10% relevant des 20% les plus défavorisés.

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