ONCF: Abdelkader Amara lance le 5e cycle de formation sur la sécurité ferroviaire au Maroc

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ABDELKADER AMARA
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SÉCURITÉ FERROVIAIRE - Le cinquième cycle de formation sur la sécurité ferroviaire, initié par l'Office national des chemins de fer (ONCF), a été officiellement lancé lundi 15 mai, à Rabat. C'est Abdelkader Amara, ministre de l'Équipement, du transport, de la logistique et de l'eau qui s'est chargée d'inaugurer l'évènement, aux côtés du directeur général de l'office, Mohamed Rabie Khlie, également président de l'Union internationale des chemins de fer (UIC) Afrique.

"J'ai répondu favorablement à l'invitation du directeur général de l'ONCF pour présider l'ouverture de cette session de formation pour deux raisons. La première est que notre pays a réalisé de grandes avancées au niveau des infrastructures ferroviaires, que ce soit dans le domaine traditionnel ou celui de la ligne à grande vitesse. Nous avons une culture ferroviaire, de bonnes infrastructures et nous serons bientôt le premiers pays en Afrique qui sera doté d'une ligne à grande vitesse", explique Abdelkader Amara.

"Deuxièmement, cette formation est dédiée aux pays africains en général, aux pays de l'Afrique subsaharienne plus particulièrement. La coopération Sud-Sud est très importante pour nous", poursuit-il.

10 pays africains représentés

La formation sera dispensée du 15 au 26 mai, à plusieurs hauts responsables représentant les réseaux ferrés d'une dizaine de pays africains. Il s'agit de l'Algérie, le Burkina Faso, le Cameroun, la Côte d'Ivoire, le Djibouti, le Mali, le Togo, la Tunisie, le Sénégal et la Mauritanie.

Le but étant de s’enquérir de l’expérience marocaine en matière de sécurité ferroviaire. Selon le DG de l'ONCF, la formation a un "volet théorique, mais surtout un aspect pratique. Le réseau ferroviaire marocain est aujourd'hui un chantier ouvert, de Tanger à Marrakech, avec notamment le projet de la ligne à grande vitesse, le triplement de voies entre Kénitra et Casablanca, le doublement complet de Casablanca à Marrakech".

"Pour assurer la sécurité des passagers, nous avons fait le choix de garder le même niveau de trafic et le même nombre de trains. Cela nous impose un certain nombre de règles et de procédures à suivre", poursuit Mohamed Rabie Khlie.

Selon lui, les personnes qui bénéficieront de cette formation "auront l'occasion de visiter ce chantier et de voir l'application de toutes les procédures mises en place pour pouvoir assurer le bon déroulement des travaux dans de bonne conditions de sécurité".

L'organisation de ce cycle de formations intervient en réponse aux recommandations de l'étude sur la revitalisation du rail en Afrique, présentée en avril 2014 à Malabo (Guinée équatoriale) à plusieurs ministres africains chargés du Transport.

Aujourd'hui, la plupart des réseaux ferrés africains subsahariens accusent encore un retard considérable en matière de réhabilitation de l'appareil de production. 81.000 kilomètres de lignes ferroviaires doivent en effet être modernisés et 13.200 kilomètres de nouvelles lignes doivent être construits.