Rachat de la Samir: Glencore et Carlyle font une offre

Publication: Mis à jour:
SAMIR
Imprimer

ÉCONOMIE - Le gouvernement marocain va-t-il enfin voir le bout du tunnel dans l'affaire de la Samir? Selon l'agence de presse Reuters, l'entreprise anglo-suisse de négoce, courtage et d'extraction de matières premières, Glencore, aurait fait équipe avec le groupe d'investissement Carlyle Group pour racheter la raffinerie, qui a fermé ses portes en 2015.

Un coup qui permettrait aux deux entreprises de récupérer les 600 millions de dollars prêtés à l'entreprise avant sa banqueroute.

En effet, selon la même source, Glencore a prêté 200 millions de dollars à la raffinerie, tandis que Carlyle Group lui a fait un prêt de 400 millions de dollars en pétrole.

L'agence de presse cite des sources proches du dossier qui déclarent que le gouvernement réclame 2 milliards de dollars pour le rachat de l'implantation. Une somme revue à la hausse pour tout acquéreur potentiel car, comme l'explique Reuters, la raffinerie devra également être remise à niveau, après un an d'abandon, sans compter les éventuelles taxes qui viendront par ailleurs alourdir la note.

Une note salée

L'une des sources citées par Reuters, en contact avec les créditeurs, critique le manque de transparence quant au montant réel de la dette de l'entreprise. Cette source déclare qu'"aucun conseiller n'a été approuvé pour discuter avec des investisseurs potentiels". La même source déplore également que toute personne cherchant à avoir des informations sur les procédures judiciaires doit se rendre directement au tribunal pour les consulter.

En juin dernier, la Cour d’appel de Casablanca avait confirmé la décision du tribunal de Commerce de placer en liquidation judiciaire la Samir qui croulait sous le poids de dettes estimées à 44 milliards de dirhams.

La raffinerie implantée à Mohammedia et détenue à 67,26% par Corral Petroleum Holdings, société appartenant au milliardaire saoudien Mohammed al-Amoudi, avait dû interrompre ses activités en août 2015, suite à cette grave crise financière. Une fermeture qui a coûté une perte d'emploi de 4.200 employés, rappelle Reuters.

LIRE AUSSI: