Belgique: fin de l'alerte sur les chats porteurs de rage en provenance du Maroc

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L'alerte sur les chats porteurs de la rage en provenance du Maroc a été levée. | shutterstock
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VIRUS - Le 10 mai, l'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) en Belgique, lançait une alerte: deux chats en provenance du Maroc étaient peut-être porteurs de rage. L'alerte a été levée.

Seulement un jour après avoir lancé l'alerte sur son compte Facebook, l'Afsca l'a levée. Les deux chats en provenance du Maroc susceptibles de porter le virus de la rage sont décédés. "L'un d'eux a été euthanasié. Après analyse, nous avons confirmé qu'il n'était pas porteur du virus. Le deuxième est mort dans un accident. Nous avons mis les animaux qui ont été en contact aux eux en quarantaine", explique au HuffPost Maroc Jean-Sebastien Walhin, porte-parole de l'agence.

Sept chats avaient été introduits en France sans avoir été contrôlés. Deux d'entre eux été ensuite arrivés en Belgique. "Ce sont des vétérinaires qui nous ont informés sur les possibles cas de rage de ces deux chats, nous avons ensuite pris les mesures nécessaires", précise Jean-Sebastien Walhin.

Le virus éradiqué depuis 2001

En Belgique, le virus de la rage est éradiqué depuis 2001. Le vaccin pour les animaux de compagnie belges ne sont plus obligatoires mais les contrôles et la sensibilisation sur les animaux qui reviennent de l'étranger sont maintenus. "Ce sont les douanes qui arrêtent certains passagers et elles nous appellent pour effectuer des contrôles", explique le porte-parle de l'Afsca. C'est ensuite un travail de sensibilisation. "Les animaux ne montrent pas forcément de symptômes quand ils ont le virus de la rage. Si le propriétaire joue avec, que l'animal le mordille ou le lèche, il peut transmettre le virus. Cette maladie est mortelle pour l'Homme. La sensibilisation est donc importante", ajoute le porte-parole de l'agence. L'Afsca va d'ailleurs lancer une mini campagne de sensibilisation pour les départs en vacances.

En 2008, une centaine de Belges avaient été traités à la suite d'un cas de rage sur un chien. "Maintenant, la situation sanitaire en Belgique est très stable mais nous continuons de maintenir un haut niveau de sécurité".

Les animaux en provenance du Maroc surveillés

Les pays extra-européens sont inscrits dans les normes sanitaires de l'Europe. "Le Maroc est un pays où le virus est endémique. Les animaux qui en reviennent doivent suivre le règlement." Parmi ces règles, l'obligation d'avoir un passeport, d'être vacciné et d'avoir effectué un test sanguin qui vérifie que le vaccin fonctionne. "Si le test n'a pas été fait avant le départ, il doit être réalisé dans le pays où se trouve l'animal, dans un laboratoire certifié. Il faut ensuite attendre les résultats durant trois mois pour pouvoir rentrer en Europe", souligne Jean-Sebastien Walhin. Le contrôle en Belgique se fait ensuite au cas par cas. Dans de nombreux cas, une simple régularisation administrative suffit. Mais, des fois, l'animal est interdit de rentrer sur le territoire ou renvoyé dans le pays d'origine. "On essaye au maximum d'éviter une sanction pour l'animal", conclut Jean-Sebastien Walhin.

Au Maroc, la rage continue de faire des victimes. Le 28 septembre dernier, à l'occasion de la journée mondiale contre la rage, l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) rappelait des chiffres pour le moins inquiétants: plus de 300 cas de rage sont annuellement enregistrés chez les animaux au Maroc, tandis qu'une vingtaine de cas de décès chez l’homme ont été recensés dans le pays. La maladie touche davantage le milieu rural avec 81% des déclarations moyennes de cas de rage entre 2004 et 2010, selon l'ONSSA.

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