Pavillon de la Tunisie à la Biennale de Venise: Le "Freesa" pour migrer d'un kiosque à l'autre

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Dans un monde où les frontières se creusent, où les portes se referment, un "Freesa" semble être le meilleur des alliés.

On le trouve dans un micro-monde, où les nations se côtoient et les peuples se mélangent...

En 2017, la Tunisie s'y réinstalle, après plus d'un demi siècle d'absence. "La Biennale de Venise" accueille le pavillon de la Tunisie, un pavillon triangulaire. Ainsi l'oeuvre "The Absence of paths" (l'absence des chemins) se répartit sur trois endroits différents Le Kiosque de lamarine, Sale d'Armi et un kiosque municipal sur la rue Garibaldi.

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Le vernissage s'est tenu du 8 au 12 mai. Il est ouvert au public à partir du 13 mai et continue jusqu'au 30 octobre 2017.
Munis d'un "Freesa" (vrai faux visa délivré par de jeunes tunisiens), les visiteurs peuvent accéder aux performances artistiques et aux oeuvres installées. Le thème de la migration y est abordé, reprenant l'esprit même de la Biennale, centré sur l'absence de frontières. Les performances artistiques s'accompagneront de musique traditionnelle, de poésie, d'expressions théâtrales.

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"Ces enregistrements anthropologiques sont une compilation de sept années de recherche en Tunisie, plus particulièrement dans les villes de Medenine, Kasserine, Ghomrassen et Bembla à Khniss. Ils seront fusionnés avec des sons électroniques conceptuels créant un nouveau style qui met en évidence le passé tunisien et son avenir", expliquent les organisateurs.

Voici en vidéo 2 des performances qui ont été présentées lors des journées d'ouverture.

La plateforme interactive www.theabsenceofpaths.com permettra aux artistes et acteurs tunisiens d'être présents à la Biennale via des projections sur des écrans dans les kiosques du pavillon, elle se sera enrichie au fur et à mesure dans les mois à venir.

La Tunisie, un pays qui a toujours su accueillir les différentes nationalités dénonce aujourd'hui, à travers l'art, l'injustice que ses enfants subissent.

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