Mawazine 2017: Sami Yusuf "La musique est un cadeau"

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MAWAZINE - Le festival Mawazine rythmes du monde débute ce soir. C'est l'artiste britannique Sami Yusuf qui aura pour mission d'inaugurer la scène Nahda de cette édition 2017.

Avant son spectacle ce soir à 21h45, Sami Yusuf s'est adonné à la traditionnelle conférence de presse, un exercice étrange pour celui qui dit "ne pas aimer utiliser le pronom "je"". Le chanteur n'a pas oublié à cette occasion de remercier le public marocain qui le "suit depuis quinze ans".

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Festival des musiques sacrées de Mawazine

Le spectacle ce soir pourrait bien avoir des airs de Festival des musique sacrés de Fès (qui, hasard du calendrier, démarre aussi ce soir et se poursuivra jusqu'au 20 mai). Car Sami Yusuf s'est en effet bâti un nom grâce à la musique spirituelle arabo-musulmane. Le chanteur se fait connaitre du grand public avec son son titre "Al Mu'allim", qui sort en 2003. Un succès qui, pour le chanteur, est "un accident". "j'ai failli abandonner la musique pour devenir avocat", déclare ce dernier. "Tant mieux que ce titre ait marché car j'aurais fait un très mauvais avocat", plaisante le chanteur.

Durant la conférence, le chanteur n'a pas échappé aux questions sur sa spiritualité et sur la politique. Pour ce dernier, "l'est souffre d'un terrible complexe d'infériorité". "Le monde moderne dans lequel nous vivons, selon moi, déteste le sacré et le spirituel depuis la Renaissance (...) Mais les extrémistes aussi sont issus de monde moderne et n'appartiennent pas à la tradition", déclare Sami Yusuf.

"Je n'ai jamais cherché à être une pop star"

Sami Yusuf n'a pas manqué par ailleurs de critiquer l'égocentrisme qu'implique l'industrie de la musique. "Je n'ai jamais cherché à être une pop star", explique ce dernier. "À mes débuts, j'ai fait la Une des magazines, j'étais considéré comme une star de la pop et un sex symbol. Mais à un moment, je me suis retrouvé face à un mur et je me suis mis à étudier la philosophie, à effectuer un voyage spirituel".

Le chanteur a également défendu son attachement à la "tradition musicale", se considérant davantage comme un compositeur qu'un interprète. "La musique est un cadeau", déclare ce dernier. "Dès que l'on commence à la prendre pour de la marchandise, les problèmes commencent". Une déclaration qui promet un concert généreux ce soir sur la scène Nahda.

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