#SaltWaterChallenge: Le défi des internautes en soutien aux prisonniers palestiniens

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INTERNET - Loin des challenges à la mode qui fleurissent sur la toile, les vidéos qui circulent depuis quelques jours et dans lesquelles on peut voir des internautes boire de l'eau salée sous le hashtag #SaltWaterChallenge, représentent un geste militant en soutien aux 1.500 prisonniers palestiniens en grève de la faim.

Ce challenge, devenu viral, fait référence à l'eau salée que boivent ces palestiniens détenus dans 8 prisons israéliennes, depuis le début de leur grève de la faim le 17 avril. Une grève initiée pour dénoncer leurs conditions de vie, notamment le manque voire l'absence de traitements médicamenteux en cas de maladie.

Le défi lancé sur YouTube par le fils du leader palestinien Marwan Barghouthi, l'un des prisonniers condamnés à la prison à perpétuité, il y a quinze ans par l'Etat hébreu, consiste à boire un verre d'eau salée, comme le font les grévistes de la faim. Dans sa vidéo, Aarab Marwan Barghouti, le fils du leader du Fatah, dont l'état de santé se serait "dangereusement" détérioré, a invité le gagnant de l'émission "Arab Idol", Mohammed Assaf, à relever le défi.

Les Palestiniens des quatre coins du monde ont très vite répondu à l'appel, rendant ainsi le challenge viral. Aujourd'hui, ce sont des internautes, animateurs tv et célébrités qui se joignent au mouvement "Salt Water Challenge" en solidarité avec les détenus et pour le respect des droits de l'Homme. Le défi a même été relevé en public par Ali Jaber, membre du jury de l'émission "Arabs Got Talent", qui a invité tous les téléspectateur de la chaîne MBC à relever le défi.

Au Maroc, c'est le journaliste et présentateur du JT de 2M Ouadih Dada qui a répondu à l'appel en postant une vidéo de soutien sous le Hashtag #Liberté.

Bien qu’il ne s’agisse pas du premier mouvement collectif de grève de la faim dans les prisons israéliennes, c'est la durée et l'ampleur inédite de la démarche qui ont alerté la communauté internationale.

Il est important de noter que si les détenus ont été incarcérés pour plusieurs chefs d'accusation, dont "l'incitation à la violence" et "l'affiliation avec des groupes" qu'Israël considère comme des organisations terroristes, beaucoup d'entres eux ont été emprisonnés dans le cadre de la très controversée loi dite de "détention administrative". Cette dernière permet, en effet, d'incarcérer des Palestiniens sans aucune inculpation.

Dans ce cadre, ce sont des milliers de palestiniens qui se sont rassemblés au pied de la statue de Nelson Mandela à Ramallah, en Cisjordanie occupée, en soutien aux 1.500 détenus en grève de la faim. Au Maroc, un sit-in a eu lieu vendredi 5 mai devant l'ambassade de Palestine à Rabat.

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