Gdim Izik: Les témoins ont parlé

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HASSAN DAKI
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PROCÈS – Le procureur général du roi près la Cour d’appel à Salé, Hassan Daki, a dressé le bilan de la 15e audience du procès de Gdim Izik, mercredi soir, dans une déclaration à la presse. Dans celle-ci, il a indiqué que trois témoins à charge ont été auditionnés, mercredi, dans le cadre du procès de Gdim Izik.

Ces témoins ont décrit la situation qui prévalait dans le camps de Gdim Izik près de Laâyoune et le rôle de certains accusés dans les incidents tragiques ayant accompagné son démantèlement. Dans sa déclaration, Hassan Daki a aussi précisé que la Chambre criminelle près la Cour d’appel à Salé a présenté aux accusés la déposition des témoins auditionnés, conformément aux dispositions de l’article 337 du code de la procédure pénale.

Une longue audience

Cette audience, a ajouté le procureur général du roi, a été marquée par de longs débats juridiques ponctués par des questions adressées à l’un des témoins par les accusés, leur défense et la Cour. Les parties du ministère public ont pris le relais pour réagir aux propos des uns et des autres et pour poser des questions. L’audience n’a pris fin qu’à 20h30. Une nouvelle audience est en cours, ce jeudi, pour poursuivre l’audition des autres témoins entamée lundi dernier.

Parmi les témoins, des éléments des Forces auxiliaires et de la Protection civile. L’audition des rédacteurs de PV de la Gendarmerie royale, quant à elle, a été reportée jusqu’au parachèvement de l’audition du reste de témoins, suite à une requête déposée par les avocats de la défense et ceux de la partie civile.

Par ailleurs, M. Daki a rappelé que cette 15e audience du procès "s’est déroulée, à l’instar des précédentes, dans le respect des garanties des conditions du procès équitable et des droits de l’ensemble des parties".

Rappel des faits

Pour rappel, les événements de Gdim Izik avaient fait 11 morts et 70 blessés parmi les forces de l’ordre et quatre parmi les civils, ainsi que d’énormes dégâts matériels au niveau des établissements publics et des biens privés d’autrui. Le tribunal militaire de Rabat avait prononcé, le 17 février 2013, des peines allant de 20 ans de prison ferme, à la perpétuité contre les personnes impliquées dans cette affaire.

Le procès se tient devant une juridiction civile après la décision de la Cour de cassation d’annuler le verdict prononcé contre les mis en cause par le tribunal militaire. Les accusés sont poursuivis pour constitution de bandes criminelles et violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné leur mort avec préméditation, mutilation de cadavres et complicité, conformément aux dispositions des articles 293,294, 297 du code de procédure pénale.

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