Le 180 de Makri: Il a rencontré Sellal et a reçu une proposition de Bouteflika pour intégrer le gouvernement

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MAKRI
Abderrazak Makri, Movement of Society for Peace (MSP)'s general secretary, speaks during a press conference with the leader of the Algerian Front for Change (FC) party in Algiers on May 6, 2017, after the country's main Islamist coalition came third in this week's legislative elections. / AFP PHOTO / RYAD KRAMDI (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images) | RYAD KRAMDI via Getty Images
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Abderrazak Makri, le président du Mouvement pour la Société de la Paix (MSP), a affirmé avoir reçu une proposition d'intégrer le gouvernement de la part du président Abdelaziz Bouteflika, a-t-il affirmé dans un communiqué publié mercredi 10 mai sur sa page facebook.

M. Makri a indiqué avoir rencontré le Premier ministre Abdelmalek Sellal. Ce dernier lui a confié que la proposition émane du président de la République Abdelaziz Bouteflika.

"Il [Sellal] m'a affirmé qu'il s'agit d'une demande du président de la République", a écrit le chef du MSP.




Abderrazak Makri a, depuis 2014, fait partie de la CNLTD (Coordination Nationale pour les Libertés démocratiques et la transition), une instance opposée au 4e mandat de Bouteflika vu l'état de santé de ce dernier. L'application de l'article 88 (devenu 102 depuis la révision de 2016) de la Constitution, à savoir l'état d’empêchement, a été une des revendications phares des partis et personnalités de cette coordination.

Les mêmes partis ont ensuite formé l'ISCO (Instance de suivi et de coordination de l’opposition).

La décision du MSP de participer aux élections législatives du 4 mai dernier a signé la sortie du parti de la CNLTD. Des partis comme Jil Jadid, qui a boycotté le scrutin, ont critiqué ce revirement. Le président de Jil Jadid, Sofiane Djilali, a même demandé ouvertement à Makri de quitter l'ISCO en janvier 2017.

Le MSP, se réclamant des Frères Musulmans, a obtenu 33 sièges au parlement suite au scrutin du 4 mai.

Selon Makri, la décision de faire part ou non du prochain gouvernement sera prise par le Conseil de la Choura du MSP. Ce dernier se réunira après la décision du Conseil Constitutionnel sur les recours au sujet des résultats des législatives.

Le MSP a, jusqu'en 2012 et sous son ancien président Bouguerra Soltani, fait partie de l'alliance présidentielle avec le FLN et le RND. Les gouvernements successifs d'Ouyahia et de Sellal ont compté plusieurs ministres se réclamant du parti, dont M. Soltani, fervent partisan de Bouteflika.

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