Démenti d'Autoroutes du Maroc: L'UMT n'y croit pas vraiment!

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AUTOROUTES – Le démenti publié mercredi 10 mai par la société nationale Autoroutes du Maroc (ADM) quant à son éventuelle cession à une société étrangère n’a pas apaisé les représentants syndicaux du personnel. "Aucune justification n’a été avancée dans ce démenti. Le brouillard, pour nous, n’est pas dissipé", déclare au HuffPost Maroc le représentant des employés d’ADM affiliés à l’Union marocaine du travail (UMT), Abdellatif Soutih.

Une cession en cours?

A en croire le syndicaliste, la cession ne laisse aucun doute sur son imminence. "On nous a tantôt présenté cette société étrangère, plus précisément la société française VINCI Autoroutes, comme prestataire de services, tantôt comme bureau d’études. En fait, du contrat qui devrait lier les deux parties, nous n’en savons absolument rien", souligne M. Soutih. Et de s’insurger contre l’opacité face à laquelle se retrouvent les employés: "Nous voulons connaître la vérité. S’il y a cession, il faut que les partenaires sociaux y prennent part afin de préserver les droits du personnel".

L’UMT revendique donc son droit à l’information. "Nous avons demandé, à maintes reprises, de connaître les tenants et les aboutissants du contrat. On nous a toujours répondu par: 'c’est confidentiel'!", s’indigne le représentant syndical. Cette situation décrite par M. Soutih dure, d’après lui, depuis deux ans, au cours desquels une tension s’est installée et s’est accrue. "Une opération de départs volontaires engagée par la direction, il y a quelques mois, et à laquelle ont été obligés de se soumettre certains cadres des plus anciens d’ADM n’a pas arrangé les choses", regrette-t-il.

Dialogue attendu

L’UMT compte sur la reprise du dialogue avec la direction pour y voir plus clair. "On nous a promis la reprise du dialogue dès vendredi prochain. Nous y comptons beaucoup, car l’avenir du personnel en dépend", estime M. Soutih. Si le dialogue s’avère stérile, la menace d’une nouvelle grève pourrait bien se traduire concrètement.

Le 7 avril dernier, une grève de 48 heures avait été décrétée par l’UMT. ADM avait alors promis, par la voie d'un communiqué datant du 10 avril, d’examiner le dossier revendicatif dans le cadre d’une commission spéciale. Dans ce même communiqué, ADM dit oeuvrer "avec toutes les parties prenantes dans le cadre d'une commission ad-hoc en charge d’examiner les revendications sociales des agents grévistes".

Dans son démenti, ADM déclare qu’elle "collabore avec plusieurs partenaires internationaux, dont récemment la société française VINCI Autoroutes, prestataire en charge d’une mission d’analyse et d’assistance technique pour la modernisation et l’automatisation du système de péage". Et d’ajouter qu’elle compte aussi parmi ses partenaires d'autres sociétés dont "la société nippone Hanshin Expressway, prestataire technique en charge de la maintenance des ouvrages d’art".

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