Yémen: Au moins 34 décès liés au choléra, 2.000 cas suspects en 11 jours

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YEMEN CHOLERA
A Yemeni child suspected of being infected with cholera receives treatment at a hospital in Sanaa on May 6, 2017.At least 570 suspected cases of cholera have surfaced in war-torn Yemen in the past three weeks, sparking fears of a potential epidemic, Doctors Without Borders said. Healthcare has dramatically deteriorated in Yemen as conflict between Iran-backed rebels and the Saudi-supported government continues to escalate, leaving hospitals destroyed and millions struggling to find access to foo | MOHAMMED HUWAIS via Getty Images
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Au moins 34 personnes sont mortes du choléra et 2.022 cas suspects ont été recensés en une période de seulement 11 jours au Yémen, pays déchiré par la guerre depuis plus de deux ans, a indiqué mardi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

"Il y a eu 34 décès liés au choléra et 2.022 cas de diarrhée sévère dans 9 provinces du Yémen entre le 27 avril et le 7 mai", a déclaré à l'AFP un responsable de l'OMS à Sanaa.

L'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) s'est inquiétée mardi du "nombre croissant de cas de choléra et de diarrhée sévère" au Yémen, précisant dans un communiqué avoir traité depuis fin avril des centaines de cas dans cinq provinces.

"Nous nous inquiétons que la maladie se propage et n'échappe à tout contrôle", a déclaré Shinjiro Murata, chef de la mission de MSF au Yémen.

Il a plaidé pour "un soutien rapide" aux établissements de santé encore opérationnels dans le pays et pour une aide humanitaire à apporter à la population "de façon urgente afin de limiter la propagation de l'épidémie".

Citant le ministère yéménite de la Santé, MSF a fait état de quelque 310 cas suspects de choléra dans la seule capitale Sanaa où la situation sanitaire se dégrade de jour en jour à cause d'une grève des éboueurs qui réclament des salaires impayés.

Des pluies battantes se sont déversées mardi sur la capitale, bouchant des égouts et accentuant des odeurs nauséabondes émanant de tas d'ordures accumulées depuis des jours dans cette ville de quelque 2 millions d'âmes, ont rapporté des habitants.

Une campagne de sensibilisation à l'hygiène est menée dans la capitale où des prospectus sont distribués à la population, notamment dans les écoles.

L'an dernier, le Yémen avait déjà été touché par le choléra, la situation sanitaire s'étant nettement dégradée en raison de la guerre qui ravage ce pays pauvre de la Péninsule arabique.

L'OMS classe maintenant le Yémen comme l'une des plus grandes urgences humanitaires de la planète avec la Syrie, le Soudan du Sud, le Nigeria et l'Irak.

La guerre au Yémen oppose les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenues par une coalition militaire arabe, à des rebelles Houthis alliés aux partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

Selon l'OMS, les combats ont fait plus de 7.700 morts et 42.500 blessés depuis mars 2015. Quelque 19 millions de personnes, soit 60% de la population, vivent en situation d'insécurité alimentaire, selon l'ONU.

Le choléra entraîne une diarrhée sévère et une déshydratation parfois mortelle. Il est provoqué par l'absorption d'eau ou de produits alimentaires contaminés par la bactérie vibrio, présente dans les matières fécales.

Au moins 34 personnes sont mortes du choléra et 2.022 cas suspects ont été recensés en une période de seulement 11 jours au Yémen, pays déchiré par la guerre depuis plus de deux ans, a indiqué mardi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

"Il y a eu 34 décès liés au choléra et 2.022 cas de diarrhée sévère dans 9 provinces du Yémen entre le 27 avril et le 7 mai", a déclaré à l'AFP un responsable de l'OMS à Sanaa.

L'organisation humanitaire Médecins sans frontières (MSF) s'est inquiétée mardi du "nombre croissant de cas de choléra et de diarrhée sévère" au Yémen, précisant dans un communiqué avoir traité depuis fin avril des centaines de cas dans cinq provinces.

"Nous nous inquiétons que la maladie se propage et n'échappe à tout contrôle", a déclaré Shinjiro Murata, chef de la mission de MSF au Yémen.

Il a plaidé pour "un soutien rapide" aux établissements de santé encore opérationnels dans le pays et pour une aide humanitaire à apporter à la population "de façon urgente afin de limiter la propagation de l'épidémie".

Citant le ministère yéménite de la Santé, MSF a fait état de quelque 310 cas suspects de choléra dans la seule capitale Sanaa où la situation sanitaire se dégrade de jour en jour à cause d'une grève des éboueurs qui réclament des salaires impayés.

Des pluies battantes se sont déversées mardi sur la capitale, bouchant des égouts et accentuant des odeurs nauséabondes émanant de tas d'ordures accumulées depuis des jours dans cette ville de quelque 2 millions d'âmes, ont rapporté des habitants.

Une campagne de sensibilisation à l'hygiène est menée dans la capitale où des prospectus sont distribués à la population, notamment dans les écoles.

L'an dernier, le Yémen avait déjà été touché par le choléra, la situation sanitaire s'étant nettement dégradée en raison de la guerre qui ravage ce pays pauvre de la Péninsule arabique.

L'OMS classe maintenant le Yémen comme l'une des plus grandes urgences humanitaires de la planète avec la Syrie, le Soudan du Sud, le Nigeria et l'Irak.

La guerre au Yémen oppose les forces loyales au président Abd Rabbo Mansour Hadi, soutenues par une coalition militaire arabe, à des rebelles Houthis alliés aux partisans de l'ex-président Ali Abdallah Saleh.

Selon l'OMS, les combats ont fait plus de 7.700 morts et 42.500 blessés depuis mars 2015. Quelque 19 millions de personnes, soit 60% de la population, vivent en situation d'insécurité alimentaire, selon l'ONU.

Le choléra entraîne une diarrhée sévère et une déshydratation parfois mortelle. Il est provoqué par l'absorption d'eau ou de produits alimentaires contaminés par la bactérie vibrio, présente dans les matières fécales.