La nécessité de mettre en place des"mesures incitatives" pour lutter contre la fuite des médecins à l'étranger

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ALGERIAN DOCTORS
Algerian doctors prepare a boy to be circumcised during a mass circumcision at a local hospital September 27, 2008. in Algiers. The Muslim religion stresses cleanliness, and circumcision in many Islamic nations is considered a form of natural hygiene, with the event being often viewed communally as a joyous occasion and celebrated. AFP PHOTO FAYEZ NURELDINE (Photo credit should read FAYEZ NURELDINE/AFP/Getty Images) | FAYEZ NURELDINE via Getty Images
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Le président du Conseil national de l'Ordre des médecins, Dr Mohamed Bekkat Berkani, a appelé mardi à Alger à la mise en
place de "mesures incitatives" pour lutter contre la fuite des médecins algériens à l'étranger, un phénomène qu'il qualifie d'"hémorragie".

Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, le président du Conseil a exprimé sa "vive préoccupation quant au phénomène de la fuite" des médecins algériens à l'étranger pour y poursuivre leur carrière, essentiellement en France, où leur nombre avoisine les 15.000, se référant aux données de l'Ordre des médecins de France. A ce nombre, s'ajoutent ceux qui choisissent d'autres pays comme ceux du Golfe, a-t-affirmé.

"C'est une véritable hémorragie et un problème de fond vis-à-vis de la nouvelle génération de médecins en mal d'épanouissement en Algérie", a-t-il poursuivi, plaidant pour le remplacement du service civil par une révision du système indemnitaire, une amélioration des conditions d'exercice et de rémunération pour les praticiens du nord, exerçant dans le Sud et les Hauts-Plateaux, et la création d'un institut de formation spécialisé afin de "rehausser le niveau".

Le secteur privé n'est pas en reste, selon le spécialiste qui regrette que celui-ci soit "abandonné", bien que représentant quelques 50% des soins en Algérie, où l'évolution des carrières des médecins y est "aléatoire", a-t-il poursuivi.

Dr Bekkat a recommandé, en conséquence, de "résoudre les problèmes de ceux qui font la médecine de demain", en mettant en place des mesures "incitatives" à même de juguler le phénomène de la fuite des praticiens à l'étranger. Il a déploré, à ce propos, que la nouvelle loi sanitaire n'ait pas inclus certaines propositions notamment celles relatives au service civil.

Il a appelé, enfin, à "un dialogue franc" entre les autorités en charge de la santé et les acteurs du terrain, afin, conclut-il, que "nos malades ne se soignent plus à l'étranger en monnayant de fortes sommes d'argent, en contrepartie de résultats aléatoires".

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