Des œuvres de Belkahia, Chaïbia et Gharbaoui mises aux enchères à Casablanca

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JRUSALEM
Farid Belkahia, "Jérusalem" , 1994 , Pigments sur peau. Signée, titrée et datée en bas à droite, l'oeuvre sera présentée à Casablanca lors de la vente aux enchères organisée par laMarocaine des Arts. | Farid Belkahia
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ART - Une vente aux enchères organisée par La Marocaine des Arts aura lieu samedi 13 mai au Studio des Arts Vivants à Casablanca. Une sélection de pièces uniques d’artistes modernes, contemporains et orientalistes, marocains et internationaux, y sera présentée pour le plus grand bonheur des collectionneurs et passionnés d’art.

Avec une représentation des plus grands maîtres de la peinture marocaine, tels que Jilali Gharbaoui, Chaïbia Talal, Mohamed Melehi, Ahmed Cherkaoui, ou encore de l'artiste espagnol José Cruz-Herrera et du célèbre Jacques Majorelle, La Marocaine des Arts a réussi à créer une collection à la fois diversifiée et harmonieuse. La Maison de vente veut également donner la chance à des peintres émergents en proposant leurs œuvres à des prix accessibles.

les toiles de fes

Jean Gaston Mantel, "Les toits de Fès", 1986, Huile sur toile

"Le choix des œuvres est le cœur de notre métier", explique au HuffPost Maroc, Fihr Kettani, directeur du Studio des Arts vivants et président de la Marocaine des Arts, qui sera également directeur de cette vente aux enchères. "C’est tout un travail d’informations et de traçabilité pour savoir où se trouvent les plus belles œuvres au Maroc afin d’approcher les propriétaires et les convaincre de les mettre en vente".

Les œuvres qui seront donc présentées, lors de la vente aux enchères, sont d’une grande importance non seulement par rapport à leur qualité d’exécution, mais aussi par leur caractère historique.

hossein tallal

Hossein Tallal, "Femme d’Amérique", 1988, Huile sur toile

À l'occasion de cette vente, la Marocaine des Arts, a, par ailleurs, choisi de rendre hommage au grand artiste disparu marrakchi Farid Belkahia, en présentant quatre de ses œuvres, dont "Jérusalem", pièce phare de la vente, estimée à 2.700.000/3.200.000 DH. L'œuvre en question est créée à partir de peaux agrémentées de pigments naturels, technique très souvent utilisée par l’artiste en plus de celle du martèlement de cuivre désoxydé. "C’est un thème très peu repris par l’artiste comparé, par exemple, à celui des mains", explique Fihr Kettani. "Pour un collectionneur, ce n’est pas uniquement un Farid Belkahia qu’il achète, mais c’est surtout une pièce unique qui représente l’artiste au plus haut de son art", précise le directeur de la vente aux enchères.

Concernant les acheteurs potentiels attendus, ils comprennent dans leur grande majorité des collectionneurs et connaisseurs d’art marocains et étrangers, mais aussi de jeunes mordus d'art, qui débutent dans le domaine et souhaitent acquérir un tableau au delà de sa dimension décorative. Sont attendues également, plusieurs institutions privées et publiques, tels que la Société Générale, Attijariwafa Bank, ou encore la Banque du Maroc. Des institutions bancaires qui choisissent, comme l'indique Fihr Kettani, d’investir dans l’art pour jouer un rôle d’acteur culturel et associer leur image à celle du développement de la promotion de l’art et de la culture marocaine.

"Le marché de l’art au Maroc se dynamise et se structure", se félicite le co-fondateur de La Marocaine des Arts. "On peut citer la création au sein de la CGEM d’une fédération pour les industries créatives et culturelles. Le gouvernemental apporte aussi une grande impulsion pour fluidifier les échanges sur le plan artistique en général", poursuit-il, citant l'aide du ministère de la Culture dans les foires que la structure organise à l'étranger. Reste à savoir à combien s'arracheront les œuvres présentées ce samedi lors de la vente aux enchères.

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