Gdim Izik: Le procès reprend ce lundi

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IZIK MOROCCO
A general view of the Saharawi protest camp on the outskirts of Western Sahara's main city, Laayoune, November 6, 2010. The thousands in this camp amount to be the biggest protest in three decades in Western Sahara, a former Spanish colony annexed by Morocco in 1975 and now the subject of Africa's longest-running territorial dispute. However, the protesters are steering clear of the status question and are focusing instead on bread-and-butter issues: they say they want the Moroccan government to | Youssef Boudlal / Reuters
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GDIM IZIK - C’est aujourd’hui, lundi 8 mai, que reprend le procès des accusés des événements du camp Gdim Izik à la Chambre criminelle près l’annexe de la Cour d’appel à Salé. Cette dernière aura à examiner les rapports de la commission chargée de l’expertise médicale pratiquée sur les prévenus. Sur les 16 accusés concernés, 5 ont refusé de se soumettre à l’expertise.

Le 28 mars dernier, la Cour avait ordonné la remise des copies de ces rapports aux parties de cette affaire, à leur demande. Elle avait également ordonné la traduction en arabe de ces expertises rédigées en français par quatre traducteurs assermentés dans un délai de 12 jours.

Audition des témoins

La Cour auditionnera, par ailleurs, les témoins de cette affaire, dont les officiers de la Gendarmerie ayant rédigé les procès verbaux de l’audition des prévenus, et des personnes ayant assisté aux incidents de Gdim Izik.

Pour rappel, les événements de Gdim Izik, survenus en octobre et novembre 2010, avaient fait 11 morts et 70 blessés parmi les forces de l’ordre et quatre parmi les civils, ainsi que d’énormes dégâts matériels portés à des édifices publics et des biens privés. Le tribunal militaire de Rabat avait prononcé, le 17 février 2013, des peines allant de 20 ans de prison ferme à la perpétuité contre les personnes reconnues coupables.

Renvoyé devant la Chambre criminelle près l’annexe de la Cour d’appel de Salé le 26 décembre dernier, ce procès entame sa sixième audience. La dernière remonte au 13 mars dernier. Il continue toujours de susciter autant d'intérêt au niveau mondial à en juger de la grande présence d'associations de défense des droits de l’homme, d'ONG indépendantes nationales et internationales, médias nationaux et étrangers.

Les accusés sont poursuivis pour “constitution de bandes criminelles et violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné la mort avec préméditation, mutilation de cadavres et complicité”.

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