Déclarations du ministre tunisien: l'ambassadeur de Tunisie à Alger convoqué par le MAE

Publication: Mis à jour:
RIADH MOUAKHER
Facebook
Imprimer

Le ministère des Affaires étrangères a convoqué ce dimanche 07 mai 2017 l'ambassadeur de Tunisie à Alger, M. Abdelmadjid El Ferchichi, afin de lui demander de fournir des clarifications à propos des déclarations du ministre tunisien des Affaires locales, Riadh Mouakher, a annoncé la diplomatie algérienne dans un communiqué.

Le ministre tunisien, invité jeudi 04 mai 2017 par la Fondation Craxi à Rome dans le cadre d'une conférence internationale au profit de la Tunisie, tentait lors de son intervention de mettre en exergue les relations tuniso-italiennes en racontant une anecdote personnelle, vécue aux Etats-Unis.

"Pour parler des rapports que nous avons avec l'Italie et comment ils sont perçus, je peux vous dire que pendant un stage à New York, j'étais médecin, les Américains me demandaient d'où je venais? Je leur disais la Tunisie. Eux me disaient 'Tunisia' ? 'Indonesia' ? Ils étaient confus et me disaient 'où c'est?'", racontait-il (Vidéo ci-dessous).

Des médias tunisiens rapportaient ainsi que Riadh Mouakher préférait situer la Tunisie par rapport à l'Italie, plutôt que la Libye, "perçu un peu comme un pays terroriste à l'époque" ou l'Algérie, "qui était communiste".

Ces déclarations ont suscité un tollé en Algérie, chez la presse ainsi que les internautes. Mais selon le ministère algérien des Affaires étrangères, ces propos ont également "suscité des interrogations au plan officiel.

Ce dimanche, l'ambassadeur de Tunisie à Alger, M. Abdelmadjid El Ferchichi a été convoqué par la diplomatie algérienne. Le MAE explique dans son communiqué que le chef de la représentation diplomatique tunisienne a été reçue afin "de fournir des clarifications au sujet des déclarations attribuées" à M. Mouakher.

La même source a omis de donner plus de détails dans son communiqué.

Le ministre tunisien des Affaires locales est déjà revenu vendredi 5 mai 2017 sur ses déclarations. Il a tenu à expliquer ses propos, affirmant que son anecdote répondait notamment "à la plaisanterie du ministre des Affaires étrangères italien, qui avait dit qu'il pouvait voir la Tunisie du balcon de son domicile".

"J'ai commenté cette plaisanterie en parlant du manque de familiarité qu'avaient les Américains vis-à-vis de la position géographique de la Tunisie dans les années 1990", explique-t-il dans un post Facebook.

"Et quand je disais que la Tunisie se situait à côté de la Libye, ils répondaient que ce pays subissait la dictature de Mouamar Kadhafi. Pareil pour l'Algérie, qui était à leurs yeux un pays communiste. Ils se demandaient alors si la Tunisie était communiste", a-t-il rajouté.

Le même responsable a estimé que la traduction, mettant ses déclarations hors contexte, est à l'origine de ce malentendu.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.