Marrakech et sa Biennale cités dans le nouveau guide touristique Lonely Planet spécial "Street Art"

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MARRAKECH STREET ART
Ian Cox
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STREET ART - Marrakech rejoint Londres, New York, San Francisco et d'autres grandes villes connues pour l'importance accordée à l’art de rue, dans le spécial "Street Art" publié en avril dernier aux éditions Lonely Planet.

Dans ce nouvel ouvrage du célèbre guide touristique, spécialement dédié pour cette édition au street art et riche de nombreux visuels, on découvre la richesse de l'art de rue de plus de 40 villes dans le monde. La ville ocre est la seule destination arabe présentée par l'ouvrage, grâce à la Biennale de Marrakech et au volet dédié à l'art de rue: "MB6: Street Art".

"Le choix des villes était évidemment très difficile," explique au HuffPost Maroc Ed Bartlett, auteur du livre mais également curateur et collectionneur basé à Londres. Son approche était de diviser le monde en plusieurs régions et assurer une bonne représentation de chacune en évitant de se concentrer sur les grandes métropoles comme Londres, Paris et New York.

"Rabat et Casablanca étaient tous les deux sur la longue liste, tout comme l'incroyable projet Djerbahood (Tunisie)," continue-t-il. "Au final, nous avons choisi Marrakech car la ville s'inscrivait bien dans la section des festivals présentés par le livre".

street art pages

La présence d’artistes hommes et femmes lors de la Biennale de Marrakech, et la façon avec laquelle ils ont tiré avantage de l’architecture des lieux, ont également séduit l’auteur qui explique que le simple fait que des festivals d’art de rue existent prouve que cette forme d’art est maintenant tolérée par des institutions culturelles et artistiques à l'instar de la biennale.

En effet, l’édition de 2016 de la biennale de Marrakech avait pour la première fois inclus l’art urbain dans son programme depuis son inauguration en 2004, avec la participation de 12 artistes marocains et internationaux. "En mettant en avant le street art, le festival a permis à des personnes issues de milieux différents, de s’impliquer et de profiter de ces œuvres d’art," lit-on dans le livre.

Dans la même section, on retrouve également l’œuvre de 6.400 mètre carré de l’artiste italien Giacomo Bufarini, connu sous le nom de RUN, peint sur le sol de la place Moulay Hassan à Essaouira. Citée comme la plus grande œuvre en Afrique du Nord, l’auteur décrit ces deux figures qui communiquent à-travers les frontières, comme une représentation de l’héritage musicale riche d’Essaouira, tout en évoquant la problématique des migrants.

run essaouira

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