Législatives 2017: Les Youtubeurs marquent la fin d'une campagne estampillée par les appels à la participation

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La campagne électorale pour les législatives du 4 mai a pris fin à minuit. Mollement rythmée par l'activité des leaders des partis politiques, et des tournées rituelles des membres du gouvernement incitant les électeurs à aller "voter" en masse, la campagne 2017 a surtout été marquée par un passage en force des youtubeurs.

L'inattendue "intrusion" des youtubeurs

L’épilogue de la campagne législative a indéniablement été accaparé par les vidéos décriant la mal vie des jeunes et leur défiance vis-à-vis des politiques, notamment celles de Chemessdine Lamrani et de Anes Tina.

Plus connu par son surnom Dzjoker, a ramassé plus que 2 millions de vues sur youtube. Anes Tina, quant à lui compte déjà plus de 1,5 millions de vues. Assurément un nombre nettement plus important que l'affluence aux meetings partisans et aux regroupements de la société civile autour des membres du gouvernement.

Avec leurs près de 4 millions de vues réunis, Dzjoker et Anes Tina sont devenus, malgré eux, la force "politique" ou "apolitique" numéro un d'un pays qui boude depuis des décades les urnes.

En dépit de toute la volonté de minimiser l'impact d’ Internet sur la société, force est de constater que les youtubeurs ont réussi à faire entendre une autre voix que celles prônées dans les télévisions publiques et privées appelant ardemment les citoyens à prendre part au scrutin du 4 mai.




Des partis politiques en quête d'électeurs

Les responsables des différentes formations politiques ont multiplié, durant cette campagne électorale qui avait débuté le 9 avril dernier, les meetings et les activités de proximité pour convaincre les électeurs de la pertinence, non pas de leurs programmes dont personne n'a certainement retenu grand-chose, mais surtout de la nécessité de l’acte de voter.

Les discours des partis durant cette campagne se sont cristallisés autour de l'appel à se rendre massivement aux urnes le jour du scrutin pour "préserver la paix et la sécurité du pays".

Des appels soutenus par ceux du premier ministre et les membres du gouvernement mais aussi par un appel du chef de l'Etat à se rendre en masse le 4 mai s’engageant à faire respecter la voix des électeurs. Un appel devenu leitmotiv et qui fait converger tous le discours politique à se fondre dans le moule de la participation.

Satisfecit de la HIISE satisfaite et début de vote des expatriés

Concernant le déroulement de la campagne électorale, le président de la Haute instance indépendante de surveillance des élections (HIISE), Abdelwahab Derbal, a exprimé, à maintes reprises, son "satisfecit" quant au bon déroulement de cette campagne.

Le même satisfecit a été exprimé par le ministre de la Communication et le président de l'Autorité de régulation de l'audiovisuel (ARAV) concernant la couverture médiatique de la campagne électorale, laquelle, selon leurs déclarations, n'a enregistré aucun dépassement.

La fin de la campagne électorale pour les législatives du 4 mai coïncide avec la poursuite du vote de la communauté nationale à l'étranger où près d'un million d'électeurs sont appelés à élire leurs huit représentants au sein de la prochaine Assemblée populaire nationale (APN).

Obligation de silence

Les chaînes de télévision et de radio, publiques et privées, sont interdites de couvrir la campagne électorale des législatives du 4 mai 2017 "sous quelque forme que ce soit" au delà de sa période légale, qui a pris fin à minuit.

Les responsables des médias audiovisuels sont donc invités par l'ARAV à "bannir, durant ces trois jours de silence, toute forme de propagande ou de couverture politique, toute diffusion d’émission directe, toute opération de sondage et toute publication de résultat avant la fermeture du dernier bureau de vote".

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