"Ahmadiyya est un mouvement de renseignement au service du colonialisme moderne", estime Mohamed Aïssa

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La secte Al Ahmadiya est "un mouvement de renseignement au service du colonialisme moderne" et l'Algérie "en a fini avec cette question", a déclaré samedi 29 avril 2017 le ministre des Affaires religieuses et des Wakfs. Quelques jours après avoir affirmé que les autorités "n'ont pas l'intention de combattre les adeptes de la secte Al Ahmadiya", Mohamed Aissa, qui intervenait lors d'un colloque sur "le rôle des Zaouias" à Djelfa, qualifie ce mouvement de "complot visant à diviser les Algériens", rapporte l'agence de presse officielle.

C'est "grâce à une action qualitative des services de sécurité" que les autorités algériennes "ont en fini avec la question de la secte Ahmadiyya", se réjouit Mohamed Aïssa.

Le ministre des Affaires religieuses, qui explique que les opérations d'arrestations des adeptes de cette secte ont permis de connaître "leurs extensions et leurs sources de financement", assure que cette question "fait désormais partie du passé".

M. Aïssa affirmait pourtant mardi dernier que "l'Algérie n'a pas l'intention de combattre la secte El Ahmadiya". Il a expliqué que les charges retenues contre les adeptes convoqués ou arrêtés ne "concernent pas la pratique du culte religieux, garanti par la Constitution".

Ils ont plutôt été poursuivis pour "collecte de dons sans autorisation et pour association non agréée".

A peine trois jours plus tard, Mohamed Aïssa, après avoir classé ce groupe de takfiriste, qualifie cette secte de "mouvement de renseignement au service du colonialisme moderne" et de "complot visant à diviser les Algériens sur le plan confessionnel".

"La Loi a mis fin à la présence de cette secte et les mosquées sont immunisées contre elle", a-t-il conclu.

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