Le street-photographer Yoriyas sélectionné dans la New York Times Review

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YORIYAS
Son travail a été publié par The Guardian, fin 2016. | Yoriyas
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PHOTOGRAPHIE - Chaque année, le quotidien américain le New York Times rassemble les meilleurs photographes, grandes galeries et conservateurs du monde entier dans la New York Times Review. Le street-photographer casablancais Yassine Alaoui Ismaili, dit Yoriyas, fait partie de la sélection 2017.

Pour avoir la chance d'entrer dans la New York Times Review, le travail soumis est évalué par les journalistes et photographes du New York Times. Le Marocain Yoriyas a tiré son épingle du jeu parmi plus de 3.000 candidats. Seulement 60 photographes ont été sélectionnés: c'est le premier Marocain à figurer sur cette revue. "C'est une revue prestigieuse. Si vous êtes sélectionné, votre travail sera vu par des millions de personnes. J'ai déjà été contacté pour de nombreux projets autour du monde ces derniers jours", explique Yoriyas au HuffPost Maroc. Projets qu'il garde secrets jusqu'à leur mise en place.

"Je veux dire quelque chose à tous les photographes marocains. Vous n'êtes pas différents des photographes américains ou des photographes français. Nous sommes tous pareil: nous avons deux yeux et un appareil photo. Vous avez simplement besoin de croire en vous, d'être motivé et de travailler dur. Après, tout est possible."

C'est son travail sur Casablanca qui lui a permis cette victoire avec sa série "Casablanca is not a movie". Au travers de ses photos de rue, il raconte la vie quotidienne de Casablanca."Comme un de mes amis m'a dit: je raconte des histoires sur le vrai Casablanca. Ce ne sont pas des photos touristiques, ce n'est pas le film noir et blanc de 1942 qui n'a pas été filmé à Casablanca, et ce n'est pas non plus le côté pauvre et dangereux de la ville. Je raconte la vie quotidienne de Casablanca avec une pointe d'humour et d'espoir. C'est un hommage à ma ville, qui est ma source d'inspiration", raconte l'artiste.

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La New York Times Review sera disponible à l'Université de journalisme de New York. Pour ceux qui veulent découvrir le projet "Casablanca is not a movie", Yoriyas prépare une performance mêlant danse et photographie sur les rues marocaines, à l'Institut Français d'Essaouira. "Ça commence le 12 mai prochain. Le public pourra découvrir une partie du projet "Casablanca is not a movie" là-bas, pendant un mois", souligne Yoriyas.

D'autres projets et d'autres sélections

La New York Times Review n'est pas sa première réussite. Fin 2016, Yoriyas a suivi un danseur de breakdance tunisien, amputé des deux jambes, Zula Rema. Ses photos ont été remarquées et publiées par The Guardian. À la suite de cette publication, la BBC a contacté Yoriyas pour lui proposer de réaliser un court reportage sur le danseur. "Après ce reportage, Zulu Rema a eu le plaisir de pouvoir d'obtenir des jambes professionnelles pour danser. En juin, inchallah, je vais le rencontrer pour poursuivre le documentaire avec ces moments et voir comment il danse avec ses nouvelles jambes. Vous pouvez voir le pouvoir de la photographie, comment elle peut changer les choses."

Yoriyas a aussi été invité au festival Les Nuits Photographiques de Pierrevert (France) après avoir gagné les nuits photographiques d'Essaouira. Il a aussi en tête une collaboration avec "son frère", l'artiste marocain Hassan Hajjaj, "inchallah".

En attendant de découvrir tous ces projets, Yoriyas fait découvrir ses photos sur Instagram.

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